Publié le mardi 20 janvier 2009

Obama fait ses premiers pas de président à la Maison-Blanche

20 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Barack Obama a fait mardi après-midi ses premiers pas de nouveau président américain à la Maison Blanche après avoir parcouru à pied la dernière partie du chemin entre le Capitole et sa nouvelle résidence, a indiqué un porte-parole.

«Il est ici», a dit ce porte-parole, Bill Burton.

M. Obama a déjoué les prévisions en remontant à pied la dernière partie du chemin conduisant du Capitole, où il avait prêté serment, à la Maison Blanche puis, au lieu d'entrer dans sa nouvelle résidence par l'entrée nord, ou de prendre place dans la tribune dressée pour qu'il assiste à la grande parade en son honneur, en contournant la Maison Blanche pour entrer par l'arrière.

M. Obama est ressorti après quelque temps, précisément par l'entrée nord, tenant sa petite fille Sasha par la main et suivi de son épouse Michelle tenant, elle, leur fille aînée, Malia.

Ils ont pris place dans la tribune pour suivre la parade.

Ensuite, M. Obama ne devait guère attendre pour commencer à se familiariser avec le Bureau ovale, d'où il dirigera la première puissance mondiale pendant au moins quatre ans.

«Nous escomptons qu'il y entre pour quelques minutes après avoir assisté à une partie de la parade» devant la Maison Blanche, a dit son porte-parole Robert Gibbs, qui faisait lui-même ses débuts à la Maison Blanche pour y être aussitôt sollicité par un groupe de journalistes le pressant de répondre à leurs questions au pied levé.

M. Obama devrait y trouver, dans le tiroir du haut du fameux bureau «Resolute», le petit mot personnel que lui a laissé son prédécesseur George W. Bush, poursuivant un rituel présidentiel bien établi.

Il pourra aussi juger de la validité du jugement de M. Bush qui prédisait le 12 janvier que M. Obama sentirait tout le poids de sa charge tomber sur ses épaules «à la minute même où il entrera dans le Bureau ovale».

Alors que l'ampleur des problèmes dont il hérite réclame qu'il se mette rapidement au travail, M. Gibbs a laissé entendre que le nouveau président ne devrait pas annoncer de décision substantielle dès son premier jour.

Selon le site officiel de la Maison Blanche, le premier acte officiel de M. Obama après sa prestation de serment a été de proclamer ce 20 janvier 2009 «journée nationale du renouveau et de la réconciliation» et d'appeler ses compatriotes à s'entraider et à contribuer à «refaire» l'Amérique.

Il a aussi signé une liste de nominations à différents postes de son administration.




Stephen Harper félicite Barack Obama

20 01 2009

( La Presse Canadienne - Ottawa ) - Le premier ministre du Canada Stephen Harper a offert ses voeux de succès au nouveau président américain Barack Obama, sacré officiellement président des États-Unis mardi.

Dans un communiqué, le premier ministre du Canada évoque une journée historique. «Nous envoyons en outre nos voeux les plus cordiaux à nos voisins américains qui célèbrent cette journée historique avec leurs amis du monde entier», écrit M. Harper. Le premier ministre canadien se dit «ravi» du fait que c'est au Canada que le président Obama ait choisi de faire son premier voyage à l'étranger.

«Les États-Unis restent le plus important allié, le plus grand ami et le principal partenaire commercial du Canada. Je me réjouis donc à la perspective de collaborer avec le président Obama et son administration dans la poursuite de cette relation spéciale», a poursuivi le premier ministre conservateur du Canada.

De son côté, le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe a salué cette ère de renouveau qui s'amorce. «C'est une nouvelle ère avec des défis énormes et des espoirs immenses», a-t-il dit.

Pour le moment, le Bloc attend d'en connaître davantage sur les politiques du président Obama. «M. Obama aura à préciser ses politiques dans les jours qui viennent. C'est resté de grandes orientations très peu précises durant toute la campagne. C'est ça la réalité: porteur d'un message d'espoir immense, mais quant aux politiques très précises, on n'en sait que trop.» M. Duceppe s'attend néanmoins à plusieurs changements de cap. «Je pense qu'il y aura sûrement une rupture avec l'idéologie des «Chicago boys', au niveau de l'économie. C'était celle et c'est celle, toujours, de Stephen Harper aussi d'une plus grande intervention, de un. De deux, je pense qu'il y a une plus grande sensibilité à toute la question de l'environnement. De trois, une plus grande ouverture, je pense, en matière d'affaires étrangères, non pas le dogmatisme qui a animé M. Bush entre les bons et les méchants», a opiné M. Duceppe.

En matière économique, M. Duceppe ne semble pas croire que le Canada ait à craindre une réouverture de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qui a bénéficié à l'économie canadienne. «Au niveau de l'économie, il faudra voir comment iront les discussions, parce que les démocrates sont plus protectionnistes, habituellement, que les républicains. M. Obama a rectifié le tir, en cours de campagne, en disant qu'il n'était pas question de rouvrir l'ALENA», a rappelé M. Duceppe.




«L'ère Obama» suscite d'immenses espoirs

20 01 2009

( Associated Press - Paris ) - L'investiture de Barack Obama, premier président noir des États-Unis, suscite d'immenses espoirs à travers le monde, mais aussi des doutes face à l'ampleur des défis qui attendent le nouveau chef de l'État.

A quelques heures de la prestation de serment à Washington, la presse du monde entier titrait sur «le rêve américain» incarné par le jeune président démocrate, soutenu par la plupart des dirigeants étrangers, mais s'interrogeait aussi sur ses chances de succès, tant les difficultés à venir sont grandes.

«Je pense n'avoir jamais vu un jour où la communauté internationale attendait autant de l'élection d'un président américain», résumait Madeleine Albright, secrétaire d'État sous la présidence démocrate de Bill Clinton.

Mais d'autres mettaient en garde contre des espoirs excessifs. Car Barack Obama hérite, à 47 ans, d'un pays aux prises avec deux guerres, en Irak et en Afghanistan, et avec une crise économique majeure. Il sera confronté à des défis multiformes, de la lutte contre le réchauffement climatique au conflit du Proche-Orient.

Aussitôt après la prestation de serment de M. Obama, le premier ministre britannique Gordon Brown a salué «un nouveau chapitre dans l'histoire américaine comme dans l'histoire du monde».

Le président français Nicolas Sarkozy s'est déclaré «résolu à travailler main dans la main» afin de «relever ensemble les immenses défis» du monde.

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a invité le président Obama à «affronter ensemble les défis actuels: la crise financière, la situation au Moyen-Orient et en Afghanistan».

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a souhaité un approfondissement des relations entre Washington et l'UE. «J'appelle l'Europe et les États-Unis à approfondir davantage les liens transatlantiques et à joindre leurs efforts (...) pour traiter les grands défis de notre époque», a-t-il déclaré.

Barack Obama bénéficie d'un «état de grâce mondial» mais n'a pas de «baguette magique» pour résoudre «tous les problèmes de l'Amérique, ni accessoirement les nôtres», soulignait cependant mardi avant l'investiture le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner.

«La crise économique et les conséquences sociales qu'elle génère, constituent un défi gigantesque pour le nouveau gouvernement», a estimé de son côté la présidente chilienne Michelle Bachelet.

Le chef du gouvernement espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero, n'en a pas moins dit mettre «beaucoup d'espoir et de confiance» en Barack Obama.

«On a hâte qu'il se mette au travail et qu'on change le monde avec lui», a de son côté lancé M. Sarkozy.

Mais Paris comme Berlin ont souligné que l'Europe devait continuer à tenir sa place sur la scène diplomatique.

«La France et l'Europe vont continuer de jouer leur rôle, et d'ailleurs c'est ce que nous venons de faire à Gaza», a expliqué Bernard Kouchner, en référence aux efforts des Européens en faveur d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.

De même, la chancelière allemande Angela Merkel a souhaité une coopération marquée «par une écoute réciproque», estimant «qu'un pays ne peut résoudre seul les problèmes du monde».

Les États-Unis sont «la clé» pour surmonter la crise économique, a cependant souligné Mme Merkel, souhaitant à Barack Obama «habileté et bonne fortune» pour remettre sur pied l'économie américaine.

A ce sujet, le ministre italien de l'Economie Giulio Tremonti a exprimé l'espoir que le plan de relance du nouveau président suffirait à contrer la crise. «Mais plus que sur le plan de relance, je mise sur la personne de Barack Obama», a-t-il déclaré.

La Chine a elle aussi exprimé mardi ses attentes, appelant Barack Obama à lever les «obstacles» qui entravent la coopération militaire avec Washington.

Le premier ministre israélien Ehud Olmert s'est dit certain que les États-Unis et Israël seraient sous la présidence Obama «des partenaires à part entière pour promouvoir la paix et la stabilité au Proche-Orient».

Le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a déclaré que Téhéran attendrait «les actions politiques» du nouveau président pour porter un jugement sur ses intentions à l'égard de l'Iran.

Le premier ministre russe Vladimir Poutine a, lui, exprimé son scepticisme, se disant «profondément convaincu que les plus grandes déceptions naissent de grands espoirs».

Au contraire, le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a salué «le soutien des États-Unis» aux efforts de son pays pour rejoindre l'OTAN, source de tensions avec Moscou, et appelé Barack Obama à poursuivre sur cette voie.

L'Argentine espère que «le changement d'administration ouvre de nouveaux rapports avec l'Amérique latine», a déclaré Sergio Massa, le chef du cabinet de la présidente Cristina Kirchner, en tournée à Cuba et au Venezuela, deux pays opposés à Washington.

Le nouveau chef de l'État américain a été salué par un «Good luck, Mr President» du ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski.

A Rome, le pape Benoît XVI a souhaité que Barack Obama se fasse «le promoteur de la paix et de la coopération entre les nations».




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

20 01 2009

Prévisions

Émises à: 15h45 HNE le mardi 20 janvier 2009

Avertissement de smog en vigueur.

Ce soir et cette nuit:

Passages nuageux. Nappes de brouillard près du fleuve au cours de la nuit. Vents du nord-ouest de 20 km/h devenant légers ce soir. Minimum moins 22.

Mercredi:

Alternance de soleil et de nuages. Devenant nuageux en après-midi suivi de faible neige intermittente. Vents devenant d'ouest à 20 km/h avec rafales à 40 tard le matin. Maximum moins 15.

Mercredi soir et nuit:

Faible neige intermittente. Températures à la hausse pour atteindre moins 11 au cours de la nuit.

Jeudi:

Neige intermittente. Maximum moins 7.

Vendredi:

Neige. Minimum moins 22. Maximum moins 12.

Samedi:

Ensoleillé. Minimum moins 19. Maximum moins 17.




Afghanistan: l'investiture d'Obama saluée sur les bases américaines

20 01 2009

( Agence France-Presse - Camp Phoenix ) - Les soldats américains en Afghanistan ont salué par des acclamations, des applaudissements et des cris de joie l'entrée en fonctions mardi du président Barack Obama, devenu également chef suprême de l'armée américaine.

À Camp Phoenix, dans les faubourgs de Kaboul, une foule de soldats en uniforme s'étaient rassemblés dans la grande salle à manger de la base pour fêter l'événement retransmis en direct à la télévision.

«C'est un moment de fierté pour nous», a déclaré le général Steven Huber, commandant de la base, où beaucoup de soldats viennent de l'Illinois, l'État dont Obama était sénateur.

«C'est notre nouveau commandant-en-chef et nous le servirons avec honneur», a-t-il dit à l'AFP.

La retransmission en direct des cérémonies a été regardée à Camp Phoenix comme dans d'autres bases d'Afghanistan où quelque 32.000 soldats américains tentent avec d'autres troupes étrangères de contrer la rébellion des talibans et de reconstruire les forces de sécurité afghanes.

«Un Noir qui devient commandant-en-chef, certains pensaient que ça n'arriverait jamais ; maintenant, ça y est, et ça nous donne beaucoup de joie, un début d'espoir», a dit le sergent Mike Byrd, lui-même noir.

«Chez moi, en ce moment-même, il y a des gens de ma famille qui pleurent de joie», a-t-il ajouté.

Avant le début de la cérémonie d'investiture, un gâteau en l'honneur du nouveau président avait été découpé et distribué devant une petite réplique de la statue de la Liberté.Le sergent chef David Nichols a dit sa satisfaction d'assister à la cérémonie depuis l'Afghanistan : «Je suis là, je défends mon pays et je regarde l'Histoire en train de se faire».




Bush rentre au Texas

20 01 2009

( Laurent Lozano - Agence France-Presse - Washington ) - George W. Bush a définitivement quitté la Maison-Blanche et est rentré dans son cher Texas mardi après avoir entendu son successeur Barack Obama prêter serment et appeler à «rebâtir l'Amérique» qu'il lui laissait.

L'ère Bush s'est achevée officiellement le 20 janvier 2009 à 12h00. À ce moment-là, M. Bush n'était déjà plus que l'un des spectateurs de l'histoire en marche au Capitole, où M. Obama s'apprêtait à jurer solennellement, sur la bible ayant appartenu à son modèle Abraham Lincoln, de défendre la Constitution.

Selon un rituel politique américain, M. Bush avait accueilli M. Obama plus tôt à la Maison-Blanche. Vers 10h45, ils étaient montés dans la même limousine noire blindée et immatriculée 1, pour prendre la direction du Capitole.

Le vice-président, Dick Cheney, l'air sombre, était sorti avant eux poussé sur une chaise roulante parce qu'il s'était froissé un muscle du dos la veille en bougeant des cartons de déménagement.

Avec le départ de M. Bush de la Maison-Blanche se concrétisait déjà la fin d'une présidence de huit années marquées par la guerre et les épreuves, et achevées dans la pire crise économique depuis longtemps.

La boucle a été bouclée après la prestation de serment quand, par symétrie républicaine, c'est M. Obama qui a accompagné les Bush à l'hélicoptère attendant devant le Capitole.

L'appareil a emmené les Bush à la base militaire d'Andrews, dans la banlieue de Washington.

Là, M. Bush devait faire ses adieux émus à des dizaines de collaborateurs, puis s'embarquer dans un 747 piloté par l'US Air Force et rentrer au Texas, la «terre promise» selon lui, l'État où il a une partie de sa famille, un ranch à Crawford et, depuis peu, une maison à Dallas.

L'avion n'était plus le mythique Air Force One, appellation utilisée seulement quand le président en exercice se trouve à bord.

Auparavant, M. Bush aura été au premier rang de la marée humaine au Capitole pour entendre M. Obama préparer les Américains aux difficultés qui les attendent et les appeler à «se relever, à se secouer» et à recommencer à «rebâtir l'Amérique».

L'Amérique que M. Bush a laissée à M. Obama est en proie à deux guerres inachevées en Irak et en Afghanistan et à ce qui passe pour la plus grave récession depuis des décennies.

Au cours des derniers mois, M. Bush s'est employé à convaincre qu'il avait été confronté à des circonstances extraordinaires. Il a fait valoir que la crise économique couvait depuis avant sa présidence.

Au cours de cette période, après avoir rallié derrière lui le pays traumatisé par les attentats du 11 septembre, il est passé des sommets de la popularité aux abîmes de l'impopularité.

M. Bush a mis un point d'honneur à ce que cette période de transition considérée comme peut-être la plus délicate depuis Abraham Lincoln se passe le plus en douceur possible pour M. Obama, qui l'en a remercié dans son discours.

M. Obama devait prendre dans l'après-midi ses quartiers de nouvel occupant de la Maison-Blanche pour au moins quatre ans.

Il devait trouver un petit mot de M. Bush dans le Bureau ovale.

M. Bush a sacrifié à un rituel présidentiel en laissant ce message dans le tiroir du haut du fameux bureau «Resolute», comme M. Clinton l'avait fait pour lui, comme le père de M. Bush, George H. W. Bush, l'avait fait pour M. Clinton, et comme Ronald Reagan l'avait fait pour Bush père.

Selon la porte-parole de M. Bush Dana Perino, le propos de ce mot est similaire à celui tenu par M. Bush depuis l'élection historique de M. Obama, à savoir qu'un «nouveau et fabuleux chapitre» s'ouvre pour M. Obama et qu'il lui présente «ses meilleurs voeux de réussite».

Parmi ses derniers actes de président, M. Bush a posé sur le front de Mme Perino un gros baiser que, dit-elle, elle «n'oubliera jamais».




Obama: des spectateurs émus, solennels et enthousiastes

20 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Emus, solennels et enthousiastes, plusieurs milliers de spectateurs installés sur des gradins privilégiés dressés en face de la Maison Blanche attendent depuis l'aube et dans un froid mordant l'arrivée du président Barack Obama dans sa nouvelle résidence.

S'ils ne voient rien de la cérémonie de prestation de serment qui vient de s'achever à l'autre bout du Mall, au pied du Capitole, ils ont le sentiment de faire partie de l'histoire.

«On est assis en face de la tribune de Barack Obama, notre président. Que peut-on demander de plus?», se réjouit Margaret Owens-Collins, une Afro-Américaine de 60 ans, venue du Delaware (est).

Barack Obama doit assister mardi après-midi à un défilé «présidentiel» depuis une tribune spéciale avec vitres pare-balles, édifiée juste devant la Maison Blanche.

Des hauts-parleurs diffusent la prestation de serment pendant laquelle tous les spectateurs se lèvent et exultent: «Obama, Obama».

«Tout le monde est de bonne humeur, tout le monde est patient, dans un bon état d'esprit. C'est une foule immense et tout le monde veut faire partie de l'histoire», commente Margaret.

Laurie Weber, 52 ans, venue tôt du Maryland voisin avec son fils, a assisté à plusieurs investitures présidentielles mais n'a jamais «rien vu de pareil, en termes de nombre et d'enthousiasme», dit-elle.

Howard Fisher, 61 ans, a obtenu miraculeusement six tickets pour assister à la parade, sur les gradins, avec ses enfants. Bénévole la veille pour nettoyer les grandes artères de la capitale avant le défilé, il a trouvé deux tickets.

Honnête, il est allé les rendre aux organisateurs qui lui en ont offert quatre autres: «vous vous rendez compte, c'est cela l'esprit du changement», lance ce professeur retraité qui voit dans l'élection du premier président noir américain, «l'avènement d'une nouvelle ère, un nouveau commencement».

«J'ai été très déprimé depuis huit ans. Maintenant, nous avons quelqu'un à la Maison Blanche qui a un cerveau», s'exclame-t-il.

Donesta Ley, une Noire de 59 ans, qui a obtenu ces places privilégiées face à la Maison Blanche après avoir participé à la campagne de M. Obama en Floride, est très émue: «J'attends qu'il tienne ses promesses, mais il ne peut le faire qu'avec mon aide, notre aide», déclare-t-elle.

«C'est une occasion historique, une pierre blanche dans l'histoire des relations raciales de ce pays», ajoute Fred Phillips, un psychologue noir de 62 ans, venu avec son épouse.

«Les espoirs de mes ancêtres, leurs efforts et leurs prières ont été récompensés», conclut, solennel, cet habitant de Washington.

En dehors de ces privilégiés assis sur les gradins, plus de deux millions personnes s'étaient rassemblées mardi sur le Mall, l'immense esplanade au coeur de Washington, pour assister à l'investiture du premier président noir des Etats-Unis, acclamé par une foule enthousiaste qui avait convergé vers le Capitole, avant même le lever du jour, malgré le froid (-13° en plein vent).




Sen. Ted Kennedy collapses at inaugural lunch

20 01 2009

WASHINGTON (CNN) -- Sen. Ted Kennedy, D-Massachusetts, collapsed Tuesday afternoon during a luncheon held for President Barack Obama in the Capitol's Statuary Hall.

Paramedics were called to the scene at 2:35 p.m. ET.

Kennedy, who appeared to be suffering from a seizure, was transported to a hospital.

"Senator Kennedy had a seizure" which "lasted a while," a Republican House member told CNN.

The member said Kennedy was still experiencing seizures when he was put in a wheelchair and taken out through the Rayburn room, located to the side of Statuary Hall.

Kennedy, 76, was first elected to the Senate in 1962.

The source did not know whether President Obama saw it happening because "there was still a lot of talking" and the program was still going on - the incident happened at the end of lunch.

This source was sitting at table in front of Kennedy and said Kennedy was sitting with former Vice President Walter Mondale and Senator Daniel Inouye.




Ted Kennedy victime d'un malaise

20 01 2009

( Paul Journet - La Presse ) - Le sénateur Ted Kennedy vient de perdre connaissance durant le dîner spécial pour l'inauguration du nouveau président américain, Barack Obama.

En mai dernier, on apprenait que le petit frère de John F. Kennedy était atteint d'un cancer du cerveau. Après un congé de maladie, il était retourné au Congrès en novembre dernier.

Quelques mots de soutien ont été prononcés par le nouveau président.

«Une partie de moi est avec lui», a dit M. Obama. «Et je pense que c'est vrai pour chacun d'entre nous», a-t-il ajouté.

«Toutes mes prières sont avec lui et sa famille», a dit le nouveau président qui vient juste de prêter serment, alors qu'il s'exprimait devant les parlementaires au Capitole mardi.

( Avec Agence France-Presse )




Ted Kennedy victime d'un malaise

20 01 2009

( Associated Press ) - Le sénateur Edward Kennedy a été évacué sur un brancard lors du déjeuner donné en l'honneur de Barack Obama au Capitole.

Les détails suivent.




Assermentation d'Obama
Ted Kennedy s'effondre

20 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Un sénateur s'est effondré mardi durant le dîner donné en l'honneur du président Barack Obama au Congrès.

Certaines personnes ont indiqué aux médias qu'il s'agissait d'Edward Kennedy, le sénateur démocrate du Massassuchetts qui se bat actuellement contre un cancer du cerveau.

Plus d'infos à venir...




Ted Kennedy s'évanouit

20 01 2009

( Paul Journet - La Presse ) - Un sénateur américain vient de perdre connaissance durant le dîner spécial pour l'inauguration du nouveau président américain, Barack Obama.

Selon CNN, ce sénateur serait Ted Kennedy. En mai dernier, on apprenait que le petit frère de John F. Kennedy était atteint d'un cancer du cerveau. Après un congé de maladie, il était retourné au Congrès en novembre dernier.

Plus de détails à venir...




Obama: «Le monde a changé»

20 01 2009

( Paul Journet La Presse ) - «Le fils d'un père qui ne pouvait pas s'asseoir dans un restaurant ségrégé il y a 60 ans prend devant vous aujourd'hui ce serment sacré. Inscrivons ce jour dans nos mémoires pour nous rappeler qui nous sommes. Pour nous rappeler tout le chemin parcouru.»

Barack Obama vient d'accepter la présidence avec un vibrant discours teinté à la fois d'idéalisme et de pragmatisme. «Le monde a changé, et nous devons changer avec lui. (...) L'importance du gouvernement est indéniable. Mais ultimement, l'Amérique dépend de la foi et de la détermination de ses citoyens», a-t-il lancé sur les marches du Capitole, d'un ton ferme et résolu. Devant lui, une marée humaine s'étirait sur des centaines et des centaines de mètres. On estime à deux millions le nombre de personnes qui assistaient à l'événement historique. Le 44e président des États-Unis a reconnu que le pays traversait une crise économique majeure, causée par «la cupidité et l'irresponsabilité de certains». Une crise à laquelle s'ajoutent entre autres les problèmes du système de santé et d'éducation, ainsi que le bourbier irakien.

«Les indicateurs de cette crise sont mesurables, a-t-il lancé. Ce qui est moins facilement mesurable mais tout aussi profond, c'est notre confiance sapée. C'est notre crainte que le déclin de l'Amérique ne soit inévitable, et que la prochaine génération ne doive baisser ses attentes.»

On ressentait plus la rupture que la transition. Pendant que le président Obama parlait des ponts à reconstruire, les caméras montraient celui qui a laissé ce lourd héritage, George W. Bush.

M. Obama a parlé de l'importance de créer des emplois et de stimuler la croissance, notamment en investissant dans les infrastructures. Il a aussi insisté sur la nécessité de revaloriser la science et de miser sur les énergies renouvelables. «Tout ceci, nous pouvons le faire. Et nous le ferons», assurait-il avant d'appeler ses concitoyens à retrousser leurs manches pour rebâtir le pays. Lui-même donnait l'exemple. Son discours s'attardait surtout aux défis à venir, même s'il a commenté plutôt rapidement la signification historique de son accession au pouvoir.

Le président a défendu sa vision du rôle de l'État, fondée plus sur le pragmatisme que la théorie. «La question n'est pas de savoir si le gouvernement est trop grand ou trop petit. Elle est de savoir si le gouvernement fonctionne. S'il permet aux familles de trouver des emplois payés décemment, de se payer des soins de santé et une retraite digne.»

Coopération et fermeté

En campagne électorale, Obama disait qu'il était prêt à occuper un poste resté vacant depuis trop longtemps, celui de leader du monde libre. Il entend maintenant remplir ce rôle en brandissant à la fois la carotte et le bâton. «Je dis au monde musulman: nous cherchons un nouveau chemin, basé sur nos intérêts mutuels et sur le respect mutuel.» Parallèlement à cet appel à la coopération, il s'est montré déterminé à défendre la sécurité les États-Unis. «Nous n'allons pas nous excuser de notre façon de vivre. Nous n'hésiterons pas non plus à la défendre. (...) L'Amérique triomphera de ses adversaires.




Obama : «Le monde a changé»

20 01 2009

( Paul Journet - La Presse ) - «Le fils d'un père qui ne pouvait pas s'asseoir dans un restaurant ségrégé il y a 60 ans prend devant vous aujourd'hui ce serment sacré. Inscrivons ce jour dans nos mémoires pour nous rappeler qui nous sommes. Pour nous rappeler tout le chemin parcouru.»

Barack Obama vient d'accepter la présidence avec un vibrant discours teinté à la fois d'idéalisme et de pragmatisme. «Le monde a changé, et nous devons changer avec lui. (...) L'importance du gouvernement est indéniable. Mais ultimement, l'Amérique dépend de la foi et de la détermination de ses citoyens», a-t-il lancé d'un ton ferme et résolu. Le 44e président des États-Unis a reconnu que le pays traversait une crise économique et financière. Sans compter entre autres les problèmes du système de santé et d'éducation, le bourbier irakien.

«Les indicateurs de crise sont mesurables, a-t-il lancé. Ce qui est moins facilement mesurable mais tout aussi profond, c'est notre confiance sapée. C'est notre crainte que le déclin de l'Amérique ne soit inévitable, et que la prochaine génération ne doive baisser ses attentes.»

On ressentait plus la rupture que la transition. Pendant que le président Obama parlait des ponts à reconstruire, les caméras montraient celui qui a laissé ce lourd héritage, George W. Bush.

M. Obama a parlé de l'importance de créer des emplois et de stimuler la croissance, notamment en investissant dans les infrastructures. Il a aussi insisté sur la nécessité de revaloriser la science et les énergies renouvelables.

«Tout ceci, nous pouvons le faire. Et nous le ferons», assurait-il avant d'appeler ses concitoyens à retrousser leurs manches pour rebâtir le pays.

Le président a défendu sa vision du rôle de l'État, fondée sur le pragmatisme plus que par l'efficience. «La question n'est pas de savoir si le gouvernement est trop grand ou trop petit. Elle est de savoir si le gouvernement fonctionne.»




Assermentation d'Obama : L'engouement a gagné Québec

20 01 2009

( Radio-Canada.ca/Québec ) - - Tous les regards sont tournés mardi vers Washington où l'histoire des États-Unis est marquée d'une pierre blanche. Barack Obama est devenu le 44e président américain. Son arrivée à la Maison-Blanche suscite autant d'espoir aux États-Unis que dans le reste du monde. La ville de Québec n'échappe pas à cet engouement mondial.

À l'Université Laval, les étudiants ont été conviés mardi midi au pavillon Desjardins pour prendre part à distance à cet événement historique. L'Institut québécois des hautes études internationales de l'Université a invité les étudiants à se rassembler afin de suivre via satellite à l'assermentation.

Lundi, une cinquantaine de jeunes étudiants du collège François-Xavier-Garneau ont pris la direction de Washington en autocar afin d'assister à l'assermentation du premier président noir américain.

Barack Obama a remporté les élections américaines le 4 novembre dernier.




Obama président: «Il faut refaire l'Amérique»

20 01 2009

( Associated Press ) Le nouveau président des États-Unis, Barack Obama, a exhorté ce midi les Américains à «refaire l'Amérique» dans son discours d'investiture sur les marches du Capitole.

«Le temps où nous résistions au changement, où nous protégions des intérêts étriqués et repoussions les décisions déplaisantes, ce temps est assurément fini», a déclaré le 44e président des États-Unis après sa prestation de serment devant une foule de centaines de milliers de personnes, probablement au moins un million, massées sur le National Mall du Capitole au Memorial Lincoln.

«À compter d'aujourd'hui, nous devons nous reprendre, nous secouer et commencer à refaire l'Amérique», a-t-il plaidé après avoir évoqué la crise que connaissent les États-Unis, en guerre et confronté à l'affaiblissement de leur économie.

«Aujourd'hui je vous dis que les défis auxquels nous sommes confrontés sont réels. Ils sont graves et ils sont nombreux. Ils ne seront pas relevés facilement ou dans une courte période de temps. Mais sache-le, Amérique, ils seront relevés», a-t-il promis d'une voix forte à ses concitoyens.

«Sachez que l'Amérique est un ami pour chaque pays et pour chaque homme, femme et enfant qui tend vers un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à prendre la tête, une fois encore», a-t-il lancé au monde.

Barack Obama s'est ensuite adressé au «monde musulman»: «nous cherchons une nouvelle façon d'avancer fondée sur notre intérêt mutuel et notre respect mutuel». «Aux dirigeants à travers le monde qui cherchent à semer le conflit, ou imputent les maux de leur société à l'Occident: sachez que votre peuple vous jugera sur ce que vous pouvez construire, et non sur ce que vous détruisez. À ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption, la tromperie et en réduisant la contestation au silence, sachez que vous êtes du mauvais côté du l'histoire. Mais que nous tendrons la main si vous voulez desserrer votre poing».




Sarkozy présente ses voeux à Obama

20 01 2009

( Associated Press - Paris ) - Le président français Nicolas Sarkozy a présenté mardi ses «voeux de plein succès» au nouveau président américain Barack Obama, l'assurant que «la France est résolue à travailler main dans la main avec l'Amérique».

«Au moment où vous prenez vos fonctions, je souhaite vous adresser, en mon nom personnel et au nom du peuple français, mes voeux de plein succès dans votre mission à la tête de la nation américaine», écrit M. Sarkozy dans un message rendu public quelques minutes après la prestation de serment du 44e président américain.

«Je tiens aussi à vous assurer que la France est résolue à travailler main dans la main avec l'Amérique, son amie et son alliée, afin que nous puissions relever ensemble les immenses défis auxquels notre monde est aujourd'hui confronté», ajoute-t-il.

Selon le président français, l'élection de Barack Obama a marqué la foi des Américains «dans le progrès et l'avenir», «ainsi que sa volonté d'une Amérique ouverte, nouvelle, forte et solidaire que vous incarnez».

La première rencontre entre les deux dirigeants est prévue le 2 avril à Londres, à l'occasion de la réunion du G-20 sur la réforme du capitalisme.




Assermention d'Obama
Le début d'une ère nouvelle

20 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - L'ère de George W. Bush vient de prendre fin: Barack Obama, 47 ans, vient de prêter serment devant le juge en chef de la Cour suprême, John Roberts, et est officiellement devenu le 44e président des États-Unis.

Des centaines de milliers d'Américains sont rassemblés dans la capitale fédérale pour assister à l'investiture de l'homme sur lequel ils projettent tous leurs espoirs. L'homme de 47 ans prêtera serment sur la bible d'Abraham Lincoln et deviendra du coup le premier Noir à présider aux destinées de la première puissance mondiale.

L'évènement est sans contredit historique, étant donné le passé d'esclavagisme et de ségrégation raciale des États-Unis. De nombreux Afro-Américains assistent d'ailleurs à la cérémonie avec un sentiment de fierté ouvertement affiché.

Le passage du témoin, qui sera présidé par le juge en chef de la Cour suprême, John Roberts, se déroule en présence des membres de sa famille, des anciens présidents et vice-présidents américains, ainsi que des membres de son Cabinet.

Comme le veut la tradition, le futur président s'est rendu en matinée à l'église St. John en compagnie de son épouse Michelle. Il s'est ensuite dirigé vers la Maison-Blanche pour y prendre un café avec son prédécesseur, George W. Bush, et sa femme, Laura.

Entre-temps, les festivités en vue de l'assermentation se sont officiellement mises en branle à 10 h, avec une série de numéros musicaux.

L'assermentation de Barack Obama

Malgré une crise économique qui s'annonce inégalée depuis la Grande Dépression et malgré les deux guerres dans lesquelles le pays est enlisé, l'esprit est indéniablement à la fête dans la capitale fédérale.

Personne ne sait exactement combien de personnes sont réunies à Washington, une ville dans laquelle ne vivent qu'environ 600 000 personnes. Certains attendaient 2 millions de personnes, d'autres jusqu'à 4 millions, ce qui pourrait constituer la foule la plus importante pour l'investiture d'un président américain.

Après sa prestation de serment, Barack Obama défilera jusqu'à la Maison-Blanche, un parcours de presque 3 kilomètres, entouré de mesures de sécurité sans précédent. En soirée, le nouveau président participera à une dizaine de bals officiels.

L'assermentation se déroule sous haute sécurité, le département de la Sécurité intérieure l'ayant désigné National Special Security Event. Cette étiquette fait en sorte que la coordination des mesures de sécurité est l'apanage des services secrets.

Une bonne portion du centre névralgique de la ville, qui comprend la Maison-Blanche et le Capitole, est fermée à la circulation. Le métro et des services de navettes ont été mis à la disposition des fêtards. De longues files d'attente attendent ceux qui déferlent sur la capitale, en raison notamment des contrôles de sécurité.

Les chiffres donnent le tournis: 4000 policiers de Washington et un nombre équivalent de collègues d'ailleurs au pays seront en service, tout comme 5000 soldats et des milliers d'autres membres de la Garde nationale. Plus de 55 agences gouvernementales participent d'une manière ou d'une autre à l'organisation de la journée.

Un porte-parole du département de la Sécurité intérieure a fait savoir en avant-midi que les services de renseignement américains enquêtent sur une « menace potentielle le jour de l'investiture ». La crédibilité de cette menace, précise-t-on, est « incertaine ».




Obama officiellement président

20 01 2009

( Paul Journet - La Presse ) - Une page marquante de l'histoire des États-Unis vient d'être écrite. Barack Obama vient d'être assermenté président des États-Unis. L'air serein et résolu, il a prêté serment devant la Bible utilisée en mars 1861 par Abraham Lincoln.

Une marée humaine s'étire sur des centaines et des centaines de mètres alors qu'il prend place au devant de la scène pour prononcer son discours d'acceptation. Quelques minutes plus tôt, le pasteur-vedette Rick Warren avait prononcé un Notre père et un discours. «Nous célébrons une époque charnière de l'histoire avec l'inauguration du premier président afro-américain des États-Unis. Nous sommes si reconnaissants de vivre en ce pays de possibilités inégalées, où le fils d'un immigrant afro-américain peut s'élever au rang de commandant.» Son prêche était suivi de performances musicales d'Aretha Franklin et d'une oeuvre de John Williams.

La cérémonie d'ouverture a débuté dans une ambiance on ne peut plus différente à celle de son prédécesseur, George W. Bush. En janvier 2005, des manifestants s'agitaient devant la limousine qui conduisait George W. Bush de la Maison-Blanche au Capitole. Cette fois, ce sont des cris stridents et des «Obama!» qui ont accompagné le même chemin parcouru par le nouveau président. L'hystérie est indéniable. À CNN, des analystes commentent en direct l'habillement de deux fillettes de Barack Obama.

Atlas et le poids de l'histoire

Barack Obama a quelque chose d'Atlas aujourd'hui. L'homme de 47 ans s'apprête à accepter un poids inimaginable, celui d'un pays en crise, celui des impossibles espoirs d'une nation et celui de la responsabilité de l'histoire.

Cette responsabilité, à la fois la sienne et celle de chaque citoyen américain, il en fera un thème central de son discours d'assermentation, selon ce que rapporte le New York Times. Il rappellera aussi les défis déjà surmontés par les États-Unis, afin de mieux affirmer la capacité du pays à surmonter les défis qui l'attendent.

D'après les dernières estimations, environ deux millions de personnes se massent présentement devant les marches du Capitole pour vivre l'histoire en direct. Ce sera encore plus que les 1,2 millions d'Américains présents pour l'assermentation de Lyndon B. Johnson en 1965. Et ce sera sûrement l'assermentation la plus émotionnellement chargée depuis la première de Johnson, en 1963 à bord d'Air Force One.

Une sécurité exceptionnelle

Tous les moyens ont été pris pour assurer la sécurité du nouveau président. Pas moins de 8000 policiers de Washington et d'ailleurs, 5000 soldats et des milliers de membres de la Garde Nationale surveillent la capitale américaine. En tant que National Special Security Event, l'opération est chapeautée par les services secrets.

À CNN, une journaliste rappelait ce matin que le gouvernement peut brouiller les communications sans-fil pour éviter que des terroristes ne déclenchent une bombe à distance, avant d'assurer peu après que si son BlackBerry ne fonctionne plus depuis ce matin, c'est à cause d'un surchargement des réseaux.

Marrée humaine

Une impressionnante marrée humaine assiste à l'événement. Parmi les images touchantes, celle de Muhammed Ali, ou du moins ce qu'il en reste. L'ancien champion du monde n'a plus rien d'un papillon ou d'une abeille. Tremblotant, il prenait place plus tôt ce matin dans les estrades pour assister à un événement qui semblait pratiquement impossible il y a seulement 40 ans.




Les Etats-Unis ont leur président

20 01 2009

( Marcel Charland - Blogue-Média ) - C'est maintenant officiel: Barack Hussein Obama a prêté serment à Washington et il est devenu le 44e président des Etats-Unis.




Obama arrive

20 01 2009

( Paul Journet - La Presse ) - L'air serein et résolu, Barack Obama a descendu solennellement les marches du Capitole, avançant lentement vers son rendez-vous avec l'histoire. Une marée humaine s'étire sur des centaines et des centaines de mètres alors qu'il s'avance vers le micro.

L'hystérie est indéniable. À CNN, des analystes commentent en direct l'habillement de deux fillettes de Barack Obama.

La cérémonie d'ouverture a débuté dans une ambiance on ne peut plus différente à celle de son prédécesseur, George W. Bush. En janvier 2005, des manifestants s'agitaient devant la limousine qui conduisait George W. Bush de la Maison-Blanche au Capitole. Cette fois, ce sont des cris stridents et des «Obama!» qui ont accompagné le même chemin parcouru par le nouveau président.

Barack Obama a quelque chose d'Atlas aujourd'hui. L'homme de 47 ans s'apprête à accepter un poids inimaginable, celui d'un pays en crise, celui des impossibles espoirs d'une nation et celui de la responsabilité de l'histoire.

Cette responsabilité, à la fois la sienne et celle de chaque citoyen américain, il en fera un thème central de son discours d'assermentation, selon ce que rapporte le New York Times. Il rappellera aussi les défis déjà surmontés par les États-Unis, afin de mieux affirmer la capacité du pays à surmonter les défis qui l'attendent.

D'après les dernières estimations, environ deux millions de personnes se massent présentement devant les marches du Capitole pour vivre l'histoire en direct. Ce sera encore plus que les 1,2 millions d'Américains présents pour l'assermentation de Lyndon B. Johnson en 1965. Et ce sera sûrement l'assermentation la plus émotionnellement chargée depuis la première de Johnson, en 1963 à bord d'Air Force One.

À midi aujourd'hui, après avoir juré sur la Bible, Barack Hussein Obama deviendra officiellement le 44e président des États-Unis.

Tous les moyens ont été pris pour assurer sa sécurité. Pas moins de 8000 policiers de Washington et d'ailleurs, 5000 soldats et des milliers de membres de la Garde Nationale surveillent la capitale américaine. En tant que National Special Security Event, l'opération est chapeautée par les services secrets.

À CNN, une journaliste rappelait ce matin que le gouvernement peut brouiller les communications sans-fil pour éviter que des terroristes ne déclenchent une bombe à distance, avant d'assurer peu après que si son BlackBerry ne fonctionne plus depuis ce matin, c'est à cause d'un surchargement des réseaux.

Marrée humaine

Une impressionnante marrée humaine assiste à l'événement. Parmi les images touchantes, celle de Muhammed Ali, ou du moins ce qu'il en reste. L'ancien champion du monde n'a plus rien d'un papillon ou d'une abeille. Tremblotant, il prenait place plus tôt ce matin dans les estrades pour assister à un événement qui semblait pratiquement impossible il y a seulement 40 ans.




Obama arrive

20 01 2009

( Paul Journet - La Presse ) - L'air serein et résolu, Barack Obama a descendu solennellement les marches du Capitole, avançant lentement vers son rendez-vous avec l'histoire. Une marée humaine s'étire sur des centaines et des centaines de mètres alors qu'il s'avance vers le micro.

L'hystérie est indéniable. À CNN, des analystes commentent en direct l'habillement de deux fillettes de Barack Obama.

La cérémonie d'ouverture a débuté dans une ambiance on ne peut plus différente à celle de son prédécesseur, George W. Bush. En janvier 2005, des manifestants s'agitaient devant la limousine qui conduisait George W. Bush de la Maison-Blanche au Capitole. Cette fois, ce sont des cris stridents et des «Obama!» qui ont accompagné le même chemin parcouru par le nouveau président.

Barack Obama a quelque chose d'Atlas aujourd'hui. L'homme de 47 ans s'apprête à accepter un poids inimaginable, celui d'un pays en crise, celui des impossibles espoirs d'une nation et celui de la responsabilité de l'histoire.

Cette responsabilité, à la fois la sienne et celle de chaque citoyen américain, il en fera un thème central de son discours d'assermentation, selon ce que rapporte le New York Times. Il rappellera aussi les défis déjà surmontés par les États-Unis, afin de mieux affirmer la capacité du pays à surmonter les défis qui l'attendent.

D'après les dernières estimations, environ deux millions de personnes se massent présentement devant les marches du Capitole pour vivre l'histoire en direct. Ce sera encore plus que les 1,2 millions d'Américains présents pour l'assermentation de Lyndon B. Johnson en 1965. Et ce sera sûrement l'assermentation la plus émotionnellement chargée depuis la première de Johnson, en 1963 à bord d'Air Force One.

À midi aujourd'hui, après avoir juré sur la Bible, Barack Hussein Obama deviendra officiellement le 44e président des États-Unis.

Tous les moyens ont été pris pour assurer sa sécurité. Pas moins de 8000 policiers de Washington et d'ailleurs, 5000 soldats et des milliers de membres de la Garde Nationale surveillent la capitale américaine. En tant que National Special Security Event, l'opération est chapeautée par les services secrets.

À CNN, une journaliste rappelait ce matin que le gouvernement peut brouiller les communications sans-fil pour éviter que des terroristes ne déclenchent une bombe à distance, avant d'assurer peu après que si son BlackBerry ne fonctionne plus depuis ce matin, c'est à cause d'un surchargement des réseaux.

Marrée humaine

Une impressionnante marrée humaine assiste à l'événement. Parmi les images touchantes, celle de Muhammed Ali, ou du moins ce qu'il en reste. L'ancien champion du monde n'a plus rien d'un papillon ou d'une abeille. Tremblotant, il prenait place plus tôt ce matin dans les estrades pour assister à un événement qui semblait pratiquement impossible il y a seulement 40 ans.




Assermentation d'Obama: la cérémonie commence

20 01 2009

( Paul Journet - La Presse ) - C'est commencé. La cérémonie d'ouverture débute dans une ambiance on ne peut plus différente que celle de son prédécesseur, George W. Bush.

En janvier 2005, des manifestants s'agitaient devant la limousine qui conduisait George W. Bush de la Maison-Blanche au Capitole. Cette fois, ce sont des cris stridents qui accompagnent le même chemin parcouru par Barack Obama. Le président élu et le président Bush viennent de monter dans le véhicule hyper-blindé, qui les amène lentement au lieu de l'assermentation. Barack Obama a quelque chose d'Atlas aujourd'hui. L'homme de 47 ans s'apprête à accepter un poids inimaginable, celui d'un pays en crise, celui des impossibles espoirs d'une nation et celui de la responsabilité de l'histoire.

Cette responsabilité, à la fois la sienne et celle de chaque citoyen américain, il en fera un thème central de son discours d'assermentation, selon ce que rapporte le New York Times. Il rappellera aussi les défis déjà surmontés par les États-Unis, afin de mieux affirmer la capacité du pays à surmonter les défis qui l'attendent.

D'après les dernières estimations, environ deux millions de personnes se massent présentement devant les marches du Capitole pour vivre l'histoire en direct. Ce sera encore plus que les 1,2 millions d'Américains présents pour l'assermentation de Lyndon B. Johnson en 1965. Et ce sera sûrement l'assermentation la plus émotionnellement chargée depuis la première de Johnson, en 1963 à bord d'Air Force One.

À midi aujourd'hui, après avoir juré sur la Bible, Barack Hussein Obama deviendra officiellement le 44e président des États-Unis.

Tous les moyens ont été pris pour assurer sa sécurité. Pas moins de 8000 policiers de Washington et d'ailleurs, 5000 soldats et des milliers de membres de la Garde Nationale surveillent la capitale américaine. En tant que National Special Security Event, l'opération est chapeautée par les services secrets.

À CNN, une journaliste rappelait ce matin que le gouvernement peut brouiller les communications sans-fil pour éviter que des terroristes ne déclenchent une bombe à distance, avant d'assurer peu après que si son BlackBerry ne fonctionne plus depuis ce matin, c'est à cause d'un surchargement des réseaux.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

20 01 2009

Prévisions

Émises à: 11h30 HNE le mardi 20 janvier 2009

Aujourd'hui:

Ensoleillé avec passages nuageux. Maximum moins 9.

Ce soir et cette nuit:

Quelques nuages. Minimum moins 22.

Mercredi:

Ensoleillé avec passages nuageux. Ennuagement graduel tard le matin avec faible neige intermittente débutant en après-midi. Vents devenant d'ouest à 20 km/h avec rafales à 40 tard le matin. Maximum moins 15.

Jeudi:

Neige intermittente. Minimum moins 16. Maximum moins 8.

Vendredi:

Neige. Minimum moins 22. Maximum moins 12.

Samedi:

Ensoleillé. Minimum moins 19. Maximum moins 17.




Obama: enquête sur une «menace potentielle»

20 01 2009

( Associated Press ) - Les services de sécurité et de renseignement américains enquêtent sur une «menace potentielle le jour de l'investiture» de Barack Obama à Washington mardi, mais dont la crédibilité reste «incertaine», a indiqué un porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure.

«Le FBI, le ministère de la Sécurité intérieure et la communauté du renseignement se coordonnent avec les forces de police pour enquêter et pour analyser des informations reçues récemment au sujet d'une menace potentielle le jour de l'investiture» du président élu, qui doit prêter serment à midi, a affirmé Russ Knocke dans un communiqué adressé à l'AFP.

Toutefois, «Ces informations sont peu spécifiques et leur crédibilité est incertaine», a-t-il ajouté.

«L'équipe de transition (du président élu) a été informée», a-t-il ajouté.

Selon la radio locale WTOP, les services de sécurité ont reçu lundi soir des informations sur une éventuelle menace de la part d'un groupe islamiste somalien dénommé Al Shabab, possédant une cellule aux États-Unis.

D'après la radio, le FBI a confirmé récemment que des Somaliens vivant aux États-Unis étaient retournés dans leur pays pour s'entraîner.




Hillary Clinton ne serait pas confirmée aujourd'hui

20 01 2009

( Associated Press - Washington ) - La nomination de Hillary Clinton au poste de secrétaire d'État américaine ne sera pas confirmée mardi par le Sénat en raison de l'objection d'un sénateur républicain, selon le porte-parole du chef de la majorité démocrate au Sénat Harry Reid.

D'après Jim Manley, le sénateur républicain John Cornyn a fait savoir qu'il empêcherait la confirmation de Hillary Clinton par un vote unanime dans la journée. Mais le porte-parole de Harry Reid a précisé qu'un vote serait organisé mercredi lors duquel «elle recevra un soutien massif» dépassant les clivages politiques.

Le Sénat a prévu de confirmer les nominations de plusieurs des membres de la future administration lors de votes unanimes dans la journée de mardi, jour de l'investiture de Barack Obama.




Obama: un serment prévu par la constitution américaine

20 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Barack Obama, qui devient mardi le 44e président des Etats-Unis, prêtera serment en répétant un bref texte de 35 mots prévu par la constitution.

«Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis», devrait déclarer le vainqueur de la présidentielle.

Le premier président noir a fait savoir qu'il comptait utiliser son deuxième prénom, «Hussein», pour l'occasion, malgré la consonance arabe qui lui a valu les moqueries de certains adversaires pendant la campagne électorale.

Le président répète les mots que lui lit le président de la Cour suprême, John Roberts.

Presque tous les présidents prêtent serment la main posée sur la Bible. Obama utilisera celle de son modèle Abraham Lincoln, qui a aboli l'esclavage. C'est son épouse Michelle qui tiendra la Bible.

Le premier président américain, George Washington a conclu lors de sa première investiture en 1789 son serment par l'expression «Que Dieu me vienne en aide», qui n'est pas prévue par la Constitution, mais que presque tous ses successeurs ont reprise depuis lors.




Obama: un serment prévu par la constitution américaine

20 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Barack Obama, qui devient mardi le 44e président des Etats-Unis, prêtera serment en répétant un bref texte de 35 mots prévu par la constitution.

«Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis», devrait déclarer le vainqueur de la présidentielle.

Le premier président noir a fait savoir qu'il comptait utiliser son deuxième prénom, «Hussein», pour l'occasion, malgré la consonance arabe qui lui a valu les moqueries de certains adversaires pendant la campagne électorale.

Le président répète les mots que lui lit le président de la Cour suprême, John Roberts.

Presque tous les présidents prêtent serment la main posée sur la Bible. Obama utilisera celle de son modèle Abraham Lincoln, qui a aboli l'esclavage. C'est son épouse Michelle qui tiendra la Bible.

Le premier président américain, George Washington a conclu lors de sa première investiture en 1789 son serment par l'expression «Que Dieu me vienne en aide», qui n'est pas prévue par la Constitution, mais que presque tous ses successeurs ont reprise depuis lors.




L'investiture d'Obama sous haute surveillance

20 01 2009

( Europe 1.fr - Paris ) - Des mesures de sécurité sans précédent entourent mardi à Washington la cérémonie d'investiture de Barack Obama, en raison de la personnalité du premier président noir de l'histoire des Etats-Unis et de la foule immense - d'un à deux millions de personnes - attendue pour l'événement. Plus de 12.500 militaires et des milliers de policiers sont mobilisés. L'armée survolera la ville, sillonnera le Potomac, se tiendra prête à tirer des missiles sol-air et parera au risque d'attentat chimique ou biologique. Un vaste dispositif médical d'urgence est prêt à être déployé en cas de besoin.

C'est la plus grande opération de sécurité jamais mise en place pour une telle occasion. Pour l'investiture de Barack Obama, la première depuis les attentats du 11 septembre 2001, plus de 12.500 militaires et des milliers de policiers sont mobilisés. L'armée survolera la ville, sillonnera le Potomac, se tiendra prête à tirer des missiles sol-air et parera au risque d'attentat chimique ou biologique. Un vaste dispositif médical d'urgence est prêt à être déployé en cas de besoin.

Le premier président noir, objet de menaces de groupuscules racistes, circule dans Washington à bord d'une voiture blindée aux vitres teintées. La tribune d'où il prononcera son discours d'investiture est protégée par des vitres à l'épreuve des balles, de même que les gradins devant la Maison-Blanche d'où il regardera passer le défilé. Robert Gates, le secrétaire à la Défense du président sortant George W. Bush maintenu à son poste par Barack Obama, sera privé de défilé : il a été désigné pour assurer la présidence en cas de malheur. Il devrait ainsi se tenir dans un lieu secret le temps de l'investiture. Il assumerait la plus haute fonction dans l'éventualité où un attentat terroriste décimerait le président et tous ceux qui suivent dans la ligne de succession.

Pas moins de 2 millions de personnes sont attendues pour cet événement. Un record pour une ville de 600.000 habitants. Les admirateurs du futur président seront fouillés avant de franchir les portiques d'accès au périmètre. Certains objets sont interdits : sacs à dos, parapluies, pancartes, vélos, glacière... ainsi que les animaux domestiques. Une vaste partie de la ville est aussi fermée à la circulation automobile ainsi que plusieurs ponts.




Assermentation d'Obama
Le sentiment de vivre l'histoire

20 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Des centaines de milliers que les Américains déferlent sur Washington, mardi avant-midi, afin d'assister à l'assermentation de l'homme sur lequel ils projettent tous leurs espoirs, Barack Obama. L'évènement historique se déroule sous haute sécurité.

Sur les marches du Capitole, ce midi, l'homme de 47 ans prêtera serment sur la bible d'Abraham Lincoln et deviendra du coup le 44e président des États-Unis et le premier Noir à présider aux destinées de la première puissance mondiale.

Comme le veut la tradition, le futur président s'est rendu à l'église St. John en matinée en compagnie de son épouse Michelle. Il doit ensuite se rendre à la Maison-Blanche pour y prendre un café avec son prédécesseur, George W. Bush, et sa femme, Laura.

Les festivités en vue de l'assermentation se mettent officiellement en branle à 10 h, avec une série de numéros musicaux, mettant notamment en vedette Aretha Franklin, John Williams et Itzhak Perlman.

Malgré une crise économique qui s'annonce inégalée depuis la Grande Dépression et malgré les deux guerres dans lesquelles le pays est enlisé, l'esprit est indéniablement à la fête dans la capitale fédérale, alors que s'achève l'ère de George W. Bush.

Personne ne sait exactement combien de personnes se rendront à Washington, une ville dans laquelle ne vivent qu'environ 600 000 personnes normalement. Certains attendent à 2 millions de personnes, d'autres jusqu'à 4 millions, ce qui pourrait constituer la foule la plus importante pour l'investiture d'un président américain.

Après sa prestation de serment, Barack Obama défilera jusqu'à la Maison-Blanche, un parcours de presque 3 kilomètres, entouré de mesures de sécurité sans précédent. En soirée, le nouveau président participera à une dizaine de bals officiels.

L'assermentation se déroule sous haute sécurité, le département de la Sécurité intérieure l'ayant désigné National Special Security Event. Cette étiquette fait en sorte que la coordination des mesures de sécurité est l'apanage des services secrets.

Une bonne portion du centre névralgique de la ville, qui comprend la Maison-Blanche et le Capitole, sera fermée à la circulation. Le métro et des services de navettes seront à la disposition des fêtards, mais de longues files d'attente sont néanmoins à prévoir pour tous ceux qui déferlent sur la capitale.

Les chiffres donnent le tournis: 4000 policiers de Washington et un nombre équivalent de collègues d'ailleurs au pays seront en service, tout comme 5000 soldats et des milliers d'autres membres de la Garde nationale. Plus de 55 agences gouvernementales participent d'une manière ou d'une autre à l'organisation de la journée.




La cuisine de l'âme

20 01 2009

( Marie-Claude Lortie - La Presse ) - (Chicago) - Dans son livre L'audace de l'espoir, Barack Obama explique qu'un de ses restaurants préférés à Chicago est un établissement du West Side appelé Mac Arthur's.

Mac Arthur's n'est pas un petit café coquet de son beau quartier résidentiel et encore moins un restaurant chic du centre-ville fréquenté par le genre de personnes qui deviennent un jour sénateur ou président.

MacArthur's est un restaurant exploité par des Noirs, pour des Noirs et préparant de la cuisine bon marché typique de la communauté noire, la soul food. Et il est installé dans un des ghettos les plus durs de Chicago: South Austin.

Lorsqu'on tape le «zip code» de MacArthur's sur le site internet où l'on retrouve les statistiques policières sur Chicago, on apprend que cette zone postale est en quatrième place côté criminalité, dans toute la ville, et que le quartier de South Austin lui-même, avec ses quelque 25 meurtres l'an dernier, est au premier rang, tous crimes confondus. Pas étonnant qu'on y aperçoive partout, en haut des poteaux de téléphone, aux abords des carrefours et le long des rues, les clignotants bleus indiquant la présence d'innombrables caméras de surveillance policière.

De tous les repas que j'ai mangés dans des restaurants fréquentés jadis par M. Obama -j'en ai essayé quatre- ce fut le meilleur. Du poisson-chat frit, des verdures amères revenues dans le bacon -en anglais on appelle ce plat collard greens et on dirait des feuilles de moutarde ou de bettes à carde. Il y avait aussi des patates sucrées cuites dans les épices et le sucre et une sorte de gâteau à la farine de maïs que les Américains appellent «biscuit».

Le poisson frit était parfait. Très frais. Croustillant à l'extérieur. Tendre à l'intérieur. Et juste assez relevé par une sauce très piquante dont on asperge à peu près tout, trace épicée des origines africaines de cette gastronomie née dans l'esclavage.

J'aurais pu aussi choisir le poulet frit ou le smothered chicken, du poulet que l'on cuit à l'étouffé dans une tonne de sauce très riche et très épaisse. Le monsieur avant nous a choisi, lui, une cuisse de dinde entière, baignant dans le «gravy». Imaginez la grosseur de la pièce de viande.

Le repas au complet a coûté 6,95$.

La cuisine soul s'appelle ainsi parce que, dans les années 60, on s'est mis à appeler «soul» à peu près tout ce qui était issu de la culture noire. C'est une cuisine du Sud, car traditionnellement les Noirs vivaient dans le Sud, sur les plantations, avant qu'ils soient affranchis et partent travailler dans les zones industrielles du Nord, au début du XXe siècle, emportant avec eux leur goût pour cette cuisine doudou.

Mais si la cuisine soul vient du Sud, toutes les cuisines du Sud ne sont pas des cuisines soul. La vraie cuisine soul est imprégnée de l'imagination du désespoir qui naît quand on est pauvre.

Elle est remplie de pièces de viande traditionnellement rejetées -abats, pieds, museaux- de verdures qui poussent facilement, de poulets qu'on nourrit de déchets domestiques et qui s'élèvent seuls dans la cour, de gras qui fournit beaucoup d'énergie pour trois fois rien et remplit de goût tout ce qu'il touche.

Dans un essai paru dans la revue American Studies International, l'historienne Tracy Poe, spécialiste de la soul food à Chicago, explique que la présence et la préservation de cette cuisine dans les villes du Nord a toujours été une priorité culturelle et identitaire. Quitte à choquer les autres en mangeant des abats ou, aujourd'hui, en faisant sourciller les apôtres du «faible en gras».

Obama, lui, tient de toute évidence à rendre publique son affection pour ce type de cuisine. En plus d'en avoir parlé dans L'audace de l'espoir, il s'en est aussi fait l'apôtre à la télé, en 2001, alors invité par la station locale de PBS à faire la critique d'un restaurant.

L'établissement qu'il avait choisi, Dixie Kitchen and Bait Shop, est depuis devenu une sorte de lieu de pèlerinage. Un lieu où l'on rend hommage, en plongeant la fourchette dans un plat de gumbo ou de haricots noirs, à celui qui deviendra officiellement aujourd'hui le premier président soul.




Bush laisse un message pour Obama dans le Bureau Ovale

20 01 2009

( Deb Riechmann - Associated Press ) - Comme le veut la coutume lors de la passation de pouvoir à la Maison Blanche, George W. Bush a laissé un message dans le Bureau Ovale pour souhaiter bonne chance à son successeur Barack Obama.

La Maison Blanche n'a pas voulu donner mardi de détails précis sur le contenu du message laissé par le président républicain, qui quittait ses fonctions mardi après deux mandats de quatre ans. La présidence a seulement précisé que George W. Bush avait écrit le message lundi et l'avait rangé dans le premier tiroir de son bureau.

«Le thème est similaire à ce qu'il a dit depuis la soirée électorale sur le fabuleux nouveau chapitre que le président-élu Obama s'apprête à ouvrir, et il lui souhaite ses meilleurs voeux», a expliqué mardi la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino.

Durant ses derniers moments dans le Bureau Ovale, le défunt Ronald Reagan avait griffonné un message sur un carnet portant une dinde en insigne. «Ne vous laissez pas démoraliser par les dindes», disait le message glissé lui aussi dans le bureau présidentiel à l'attention de George H. Bush. Le président républicain avait eu maille à partir avec une dinde récalcitrante alors qu'elle devait être graciée par le chef de l'Etat pour Thanksgiving.

Quatre ans plus tard, George Bush avait laissé un message pour le démocrate Bill Clinton. Huit ans après, ce dernier avait joint une copie de cette lettre à la note qu'il avait rédigée à l'attention de George Bush fils.

Mardi matin, George W. Bush et son épouse Laura devait accueillir Barack et Michelle Obama à la Maison Blanche. Les Bush, les Obama, le vice-président-élu et sa femme, Joe et Jill Biden ainsi que les responsables de la commission parlementaire pour les cérémonies d'investiture devaient prendre le café dans le Salon bleu.




Obama devrait parler de responsabilité

20 01 2009

( Paul Journet - La Presse ) - Barack Obama a quelque chose d'Atlas aujourd'hui. L'homme de 47 ans s'apprête à accepter un poids inimaginable, celui d'un pays en crise, celui des impossibles espoirs d'une nation et celui de la responsabilité de l'histoire.

Cette responsabilité, à la fois la sienne et celle de chaque citoyen américain, il en fera un thème central de son discours d'assermentation, selon ce que rapporte le New York Times.

D'après les dernières estimations, environ deux millions de personnes se massent présentement devant les marches du Capitole pour vivre l'histoire en direct. Ce sera encore plus que les 1,2 millions d'Américains présents pour l'assermentation de Lyndon B. Johnson en 1965. Et ce sera sûrement l'assermentation la plus émotionnellement chargée depuis la première de Johnson, en 1963 à bord d'Air Force One.

À midi aujourd'hui, après avoir juré sur la Bible, Barack Hussein Obama deviendra officiellement le 44e président des États-Unis.

Tous les moyens ont été pris pour assurer sa sécurité. Pas moins de 8000 policiers de Washington et d'ailleurs, 5000 soldats et des milliers de membres de la Garde Nationale surveillent la capitale américaine. En tant que National Special Security Event, l'opération est chapeautée par les services secrets.

À CNN, une journaliste rappelait ce matin que le gouvernement peut brouiller les communications sans-fil pour éviter que des terroristes ne déclenchent une bombe à distance, avant d'assurer peu après que si son BlackBerry ne fonctionne plus depuis ce matin, c'est probablement à cause d'un surchargement des réseaux.

D'ici quelques minutes, George W. Bush et sa femme accueilleront les Obama à la Maison-Blanche. La cérémonie d'investiture commencera à 10h avec la musique de la United Sates Marine Band et des choeurs d'enfants de San Francisco.




Le discours d'Obama: l'Amérique unie, prête à relever les défis

20 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Barack Obama, premier Noir à entrer à la Maison Blanche mardi, devrait adresser dans son discours d'investiture un message d'espoir et d'appel à la mobilisation de tous pour relever les nombreux défis auxquels est confrontée l'Amérique.

«Je pense qu'il va parler des nombreux défis et problèmes auxquels nous faisons face en tant que pays», a déclaré Robert Gibbs, le futur porte-parole de la Maison Blanche dans une interview à la chaîne de télévision CNN.

«Mais il va aussi nous rappeler, ainsi qu'au monde entier, que les Américains ont déjà été confrontés par le passé à des défis de taille, qu'ils ont surmontés en étant unis en tant que pays et en tant que peuple pour que les générations futures puissent vivre dans un monde meilleur», a-t-il ajouté.

Barack Obama, qui deviendra officiellement président à 17H00 GMT (midi locale) après avoir prêté serment sur la même bible que celle d'Abraham Lincoln en mars 1861, parlera également d'«une nouvelle ère de responsabilité dans l'action gouvernementale et de la part de nos institutions financières, dont certaines nous ont précipités dans cette crise économique», a également indiqué Robert Gibbs dans une autre interview accordée à la chaîne Fox.

M. Obama va aussi parler «du sacrifice des hommes et femmes sous les drapeaux», a-t-il ajouté, rappelant que le futur président s'était rendu lundi à l'hôpital militaire de Walter Reed où sont traités des militaires blessés en Irak et en Afghanistan.

«Il va lancer un appel aux Américains pour faire plus que ce qu'ils font maintenant, pour s'engager davantage et participer au changement de ce pays pour le meilleur», a poursuivi le futur porte-parole de la Maison Blanche.

«C'est un défi que des millions d'Américains ont accepté durant la campagne et je pense qu'il y en aura des millions de plus qui accepteront aujourd'hui de faire avancer le pays dans une meilleure direction», a jugé Robert Gibbs.




La foule converge vers le Capitole

20 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Des dizaines de milliers de personnes convergeaient mardi avant l'aube vers le Capitole à Washington dans une ambiance festive, pour assister à la cérémonie d'investiture du président élu américain Barack Obama, ont constaté des journalistes de l'AFP.

A 6H30, le Mall, la grande esplanade au pied du Capitole de trois kilomètres de long, où M. Obama prêtera serment à midi, était déjà noire de monde sur plus de 600 mètres.

Un porte-parole de la police, a indiqué que jusqu'ici, tout se «déroule parfaitement», sans incidents notables, alors qu'une foule record de 2 millions de personnes est attendue au coeur de la capitale.

Dès 4H le centre ville était en pleine effervescence. Les cafés, les supermarchés, étaient ouverts, remplis d'Américains et de touristes prenant des forces avant d'aller braver le vent glacial qui souffle dans les rues, avec des températures de -6 degrés et un maximum de zéro degré attendu.

La cérémonie d'investiture ne commencera qu'à 10H, mais des milliers de personnes ont préféré se diriger vers le Capitole, berceau de la démocratie américaine, dans la nuit noire pour tenter de trouver une bonne place, sous la surveillance étroite des forces de l'ordre, présentes à chaque coin de rue, ou presque.

Un groupe de jeunes a tout prévu: des cartons pour s'assoir et s'isoler du sol gelé, un réchaud, des oeufs, du bacon pour le petit déjeuner. «Il faut bien, on sait qu'on va attendre plusieurs heures dans le froid», explique Reinoit Vantuyll, un Suisse de 26 ans, à Washington pour raisons professionnelles.

A 04H15,à la station de métro Friendship Heights, au nord-ouest de la ville, l'ouverture des portes avait provoqué les cris de joie des lève-tôt, jeunes pour la plupart, qui se dirigeaient dans une atmosphère festive vers les rames, certains portant écussons ou bonnets à l'effigie d'Obama.

Quelques familles, des couvertures sous le bras, se joignaient à eux.

Près de Pennsylvania Avenue, où doit se dérouler le défilé d'investiture, une famille du Maryland (est) sirote un café. Et s'arme de patience devant la perspective d'attendre plusieurs heures dans le froid. «Nous nous sommes levés à 3H30 mais ça valait vraiment le coup», dit Mary Lloyd, accompagnée de sa mère et de ses trois filles.

«C'est enthousiasmant. Je pense que c'est l'Histoire qui est en train de se faire. On veut juste être là pour faire la fête», ajoute-t-elle.

Prat Pathak, qui comme elle s'est levé à l'aube, espère qu'Obama «pourra résoudre les difficultés économiques parce que c'est la cause de beaucoup de ce qui se passe aux Etats-Unis».

Couvertures sous le bras, deux étudiants passent en trombe. Objectif: trouver une bonne place avant la ruée. «On est debout depuis 3H00. On a amené le kit de survie: doudoune, gants, bonnet, couverture», explique tout en montrant son attirail Thomas Elliot Iddou, un Français.

Son ami, Victor Adeniran est Américain, il est venu spécialement de Houston (Texas, sud) «pour voir ce qui va se passer de (ses) propres yeux».

Inconditionnel de Barack Obama, il estime que «les gens attendent trop de lui».

«Ce n'est qu'un homme», le défend-il. «Il a quatre ans» pour remettre le pays sur les rails.




L'histoire s'écrit à Washington

20 01 2009

( Agnès Gruda - La Presse ) - (Washington) - Pour Barack Obama, le jour J est enfin arrivé. Sur le coup de midi, il deviendra le 44e président des États-Unis d'Amérique. Il prêtera serment dans une ville qui, hier, avait des airs de capitale mondiale du sourire. Toute proprette, en plus. Il faut dire qu'on attend 2 millions de personnes aujourd'hui à Washington. Dont 42 Québécois, qui ont tout largué pour 48 heures afin d'être aux premières loges.

Ils étaient 80 à avoir donné leur nom pour un grand nettoyage des rues voisines du Centre des congrès de Washington. Hier matin, une quarantaine de volontaires se sont effectivement présentés au lieu de rendez-vous armés de leur meilleure volonté et de quelques sacs-poubelles.

Une première équipe, surnommée «Team Obama», a ramassé pendant deux heures les détritus qui jonchaient les trottoirs de la rue N. Rien de bien surprenant: beaucoup de mégots, mais aussi des bouteilles cassées, des journaux détrempés, quelques barres de fer et deux seringues.

«C'est la première fois que je vois autant de gens vouloir faire du bénévolat pour la journée de Martin Luther King», s'est exclamée Ashley Allen, fonctionnaire de 26 ans qui vient de s'établir à Washington.

Chaque année, le jour de l'anniversaire du leader noir assassiné, les Américains sont conviés à donner de leur temps au service de leurs concitoyens. Cette fois, c'est le comité organisateur de l'investiture présidentielle qui a pris en main cette vaste corvée nationale. Tous les moyens de communication habituels de Barack Obama ont été mis à contribution. Le président désigné a même lancé un appel au service public sur YouTube.

Et ça a marché: depuis plusieurs jours, la plupart des organismes qui demandaient des bénévoles affichaient complet. «C'est sûrement parce que l'appel venait de Barack Obama lui-même», présume Ashley.

À la veille de son entrée en fonction, Barack Obama a lui-même donné l'exemple, hier, en se rendant dans un refuge pour sans-abri près du Capitole, le Sasha Bruce House. Vêtu d'un jeans, il a retroussé ses manches pour donner quelques coups de rouleau trempé de peinture bleue sur le mur du refuge. Plus tard, il est allé à l'hôpital militaire Walter Reed rencontrer des blessés des guerres de l'Irak et de l'Afghanistan.

L'anniversaire de Martin Luther King, qui aurait eu 80 ans hier, est un jour férié aux États-Unis. Mais c'est aussi «une journée pour réfléchir et agir», a rappelé Barack Obama.

«Ce que Barack Obama veut, c'est la suite du rêve de Martin Luther King, il veut que nous nous engagions tous dans notre communauté», a commenté Leila Lugue, 25 ans, originaire de Philadelphie. Elle aussi ramassait des déchets dans la rue N.

Où est donc la Maison-Blanche?

Habituellement désert les jours de congé, le centre-ville de Washington bourdonnait d'activité hier. Des gens venus de tous les coins du pays, de l'Alaska à Hawaii, tentaient de trouver leur chemin en scrutant leur carte de la capitale.

Dans le métro, ces touristes présidentiels tentaient péniblement de percer le mystère des machines distributrices de billets. «Avez-vous une idée de l'endroit où se trouve la Maison-Blanche?» demandait un homme assis sur un muret à quelques rues de la résidence présidentielle.

Voici quelques clichés croqués hier quelque part entre le Capitole et la Maison-Blanche. Avenue Pennsylvania: une dame aux cheveux crépus exhibait à la ronde un photomontage donnant l'illusion qu'elle donne un baiser langoureux à Barack Obama. «Moi aussi j'en veux une, je l'aime!» s'est exclamée une passante.

Un peu plus loin, devant le Mall, un vélo-taxi transportait deux dames noires enveloppées dans de luxueux manteaux de fourrure. Une jeune Blanche au visage fatigué s'esquintait sur le pédalier. En voyant la scène, deux grands Noirs venus du Connecticut se sont esclaffés: «Non mais, quelle ironie!»

Même fébrilité au Centre des congrès où des dizaines de personnes venaient récupérer leurs billets pour la prestation de serment de ce matin et les dizaines de bals de ce soir.

«Nous n'avons fait que ça, aujourd'hui, attendre en ligne, d'abord pour l'investiture, puis pour le bal du Midwest», a dit Sue Dullard, venue du Minnesota. Mais elle ne se plaignait pas: «Il y a des foules partout, mais tout le monde se parle et les gens sont très cordiaux.»

Il faut dire qu'à la veille de l'investiture présidentielle, Washington avait des airs de capitale mondiale du sourire, avec tous ces gens couverts de macarons Obama prêts à engager la conversation avec leurs semblables.

Qu'attendent-ils donc de lui, maintenant qu'il est sur le point de prendre les rênes du pays? «Qu'il restaure la grandeur de ce pays et qu'il unisse notre nation», a répondu Jaime Counter, une dame de 69 ans originaire de l'Alabama.

N'est-ce pas un grand fardeau sur les épaules de celui qui prendra la place de George W. Bush aujourd'hui, à midi?

Selon une série de récents sondages, à la veille de son entrée en fonction, Barack Obama jouit d'un taux de popularité phénoménal. Ainsi, plus de trois Américains sur quatre (78%) ont de lui une opinion favorable, comparativement au taux de 61% obtenu par son prédécesseur en janvier 2001, selon une enquête ABC/Washington Post.

Un autre sondage commandé par ces deux médias constate que 72% des gens estiment que Barack Obama améliorera la situation de leur pays. En même temps, 91% ne s'attendent pas à ce que les choses changent de façon significative avant un an. Les attentes sont grandes, mais l'appel à la patience lancé par Obama dans plusieurs de ses discours semble avoir été entendu.




Mon entrevue avec le président des Etats-Unis

20 01 2009

( Pierre Foglia - La Presse ) - (Tuscaloosa) - J'ai fait un rêve, M. le président. Ah non! Non non non, pas du tout. Pas un rêve comme ça. Je ne suis pas un Nègre historique. Je suis un vieux journaliste blanc, tout ce qu'il a de plus prosaïque. J'ai seulement rêvé que vous me donniez une entrevue et je prépare ici quelques questions, mais franchement ne vous fatiguez pas à me répondre. D'ailleurs je ne suis pas à Washington, je suis en Alabama.

Ce que j'y fais? Je parle de vous. Tiens, je sors à l'instant du Mullen's Barber Shop. Savez-vous bien, M. le président, combien ces gens ont peur de vous? Ils ont peur que vous augmentiez les taxes. Ils ont peur que vous leur retiriez leurs armes. Que ferons-nous si des bandits attaquent notre famille? m'ont-il demandé. J'sais-tu moi. Ils ont peur que vous interdisiez la peine de mort. Je les ai rassurés comme j'ai pu. J'ai dit : mais non, il a dit ça comme ça pendant sa campagne, c'était juste pour parler.

Tenez, ce matin, à Greensboro j'ai interviewé un monsieur noir, la quarantaine, Ron Ross, prof d'histoire et de religion dans une modeste école privée, la Warrior Academy où il est aussi entraîneur de l'équipe féminine de balle-molle. Lui non plus n'a pas voté pour vous. Question de valeurs familiales, m'a-t-il dit.

Je ne pouvais pas voter pour quelqu'un qui est en faveur du droit des gais. En faveur de l'avortement. Et pire encore pour quelqu'un qui n'a pas arrêté de nous promettre « plus de gouvernement », plus de justice sociale.

Qu'avez-vous contre la justice sociale, M. Ross?

Je trouve insupportable que le gouvernement aille chercher de l'argent dans la poche de gens qui l'ont honnêtement gagné pour le redonner à Dieu sait qui...

Mais ceux qui n'ont rien?

Pour ceux-là il y a la charité, m'a répondu M. Ross.

La différence entre vous et moi M. le président, c'est que moi je ne pourrais pas être président des États-Unis. Aujourd'hui, vous allez prêter serment d'être, pour les quatre prochaines années, le président de TOUS les Américains. Moi je ne pourrais pas. Moi je dirais: Je m'engage à être le président de tous les Américains, SAUF de Ron Ross, ce connard.

*****

Au fait, M. le président, je ne vous ai toujours pas posé de question. Ça fait un peu drôle pour une entrevue, mais bon, on continue comme ça pareil? On verra bien.

Alors. Alors dimanche je suis allé à la messe. Avec Anne ma logeuse qui, elle, y va tous les dimanches dans une église noire différente pour en faire une chronique dans l'hebdo régional. Ce dimanche, c'était à l'église baptiste Pleasant Grove Missionary. C'était, monsieur le président, ma-gni-fique. Exactement comme vous l'avez dit dans votre discours sur la race, dont j'ai copie ici, je vous laisse la parole : dans ces églises noires on rit à gorge déployée, on tape des mains, on crie, on hurle des choses incongrues, ces églises contiennent toute la tendresse et la cruauté, l'intelligence et l'ignorance la plus choquante, l'amour et l'amertume...

Comment avez-vous pu oublier, M. le président, les chapeaux des dames? Le chapeau de la dame en tailleur rouge dans la rangée devant moi était, tenez-vous bien, en forme de corbeille à fruits! Avec des fruits dedans! Une banane, une pomme, un ananas, des amulettes en plastique, mais quand même.

Le chapeau de sa voisine était tout de plumes, comme si elle avait porté un faisan sur la tête. Je pensais à ma pauvre mère à l'église, petite grenouille grisouille ratatinée sous son foulard, si j'avais le malheur de tousser: chut! Je peux bien être athée aujourd'hui.

Vous l'étiez aussi, je crois, athée, M. le président, par votre maman blanche et gogauche. On peut dire - thanks God - que vous avez eu de la chance finalement d'être touché par la Grâce, vous ne seriez jamais devenu sans cela, président des États-Unis - one nation under God.

Ah tiens, j'en ai une question. Pensez-vous que la foi vient plus aisément aux enfants dont la maman porte une corbeille de fruits en guise de chapeau, avec une banane en plastique dedans?

J'en ai une autre. Combien de temps cela prendra-t-il pour avoir un président des États-Unis athée? Athée et nègre?

*****

Je ne vous ai encore pas dit, M. le président, que je suis très heureux de votre élection. Et en même temps inquiet comme tout le monde.

Je viens d'aller traîner au Midtown Village de Tuscaloosa où l'immense magasin Circuit City annonce sa vente de liquidation. 567 magasins Circuit City à travers les États-Unis vont fermer. La deuxième plus grande chaîne de magasins d'ordis, de télés, de cellulaires, etc... C'est pas l'euphorie dans les midtown villages d'Amérique, M. le président.

Comme tout le monde, je trouve que vous avez fait une campagne extraordinaire. Reste que je me demande si les qualités qui permettent de se faire élire de cette façon, ne sont pas exactement contraires à celles requises pour gouverner.

Votre campagne avait du fond, ce n'est pas ce que je veux dire, mais elle était quand même toute séduction. Vous avez séduit l'Amérique. Aujourd'hui vous l'épousez. Ma question, quand vous vous promenez dans les midtown villages - vous y promenez-vous? - que vous voyez ces ventes de faillite partout parce que le pouvoir d'achat baisse, regrettez-vous d'avoir mis enceinte la mariée? Pas aujourd'hui c'est la fête, mais demain, aller vous freaker de la voir si grosse d'espoir?

Je sais que vous êtes fou de basket, monsieur le président, je vois dans le numéro du Rolling Stone qui vous est consacré une récente photo qui vous montre dans une pratique des Tar Heels de la Caroline-du-Nord, vous êtes en extension et vous vous apprêtez à shooter de la gauche. Moi aussi je suis gaucher, je peux vous dire un truc? Votre poignet n'est pas assez cassé, votre lancer ne sera pas fluide, si ça rentre, ça ne fera pas floutche. Mais c'était pas pour vous dire ça.

Quand j'étais petit, mon équipe préférée c'était les Celtics de Boston qui gagnaient tout le temps avec rien que des Blancs dans leur «cinq de départ». Les Celtics ont regagné la finale de la NBA le printemps dernier, pour la première fois depuis 30 ans : rien que des Noirs, pas un Blanc!

Vous faites un peu chier, non? La Maison-Blanche. Mon équipe blanche. Obama lave plus blanc, mon oeil. Cela prend de plus en plus l'allure d'un take over hostile votre histoire.

*****

Peut-on parler un peu de poésie pour finir, M. le président? Ce poète que vous appelez Frank dans votre livre Les rêves de mon père, qui buvait du whisky dans un vieux pot de confiture, ce poète que vous alliez visiter parfois, vous a dit juste avant votre départ de Hawaii pour l'Université Colombia, vous a dit, je le cite tel que vous le rapportez:

Comprends une chose mon garçon. Ils vont te donner un grand bureau et te dire que tu fais honneur à ta race. Jusqu'à ce que tu veuilles vraiment commencer à diriger les choses, et là ils tireront sur la chaîne et te feront savoir que tu es peut-être un nègre bien dressé, bien payé, mais que cela n'empêche pas que tu sois un nègre.

Ma question, M. le président : le fait que ce bureau qu'ils vous donnent aujourd'hui soit ovale, change-t-il quelque chose à l'avertissement de votre vieil ami le poète?

Vous lui aviez demandé ceci : Es-tu en train de me dire, Frank, que je ne devrais pas aller à l'université?

Non, vous a-t-il répondu. Je te dis au contraire d'y aller, mais de garder les yeux ouverts.

Je n'ai pas de question là dessus, M. le président.




Obama : Un héritage en noir et blanc

20 01 2009

( Isabelle Hachey - La Presse ) - Barack Obama avait 9 ans quand il perdit son innocence. C'était à la bibliothèque de l'ambassade américaine de Jakarta, en Indonésie. En attendant sa mère, qui y enseignait l'anglais, le garçon feuilletait une pile de magazines Life.

La photo d'un homme en imperméable attira son attention. Il avait des cheveux crépus, des lèvres épaisses, un nez charnu. Mais sa peau était d'une étrange pâleur, comme si elle avait été vidée de son sang.

Barack se dit que l'homme était gravement malade, albinos, ou peut-être victime d'une irradiation. Mais non; il avait reçu un traitement chimique pour éclaircir sa peau. Des milliers de Noirs américains s'étaient soumis au même traitement, séduits par des publicités qui leur promettaient le bonheur, une fois devenus blancs.

«Je sentis la chaleur envahir mon visage et mon cou. Mon estomac se serra; les caractères devinrent flous», raconte Barack Obama dans ses mémoires, intitulés Les rêves de mon père.

Plus tard ce jour-là, il se planta devant le miroir de la salle de bains. «Est-ce que j'avais quelque chose d'anormal? Mais si j'étais normal, l'autre possibilité ne me faisait pas moins peur, la perspective que les adultes qui m'entouraient vivaient dans un monde de fous.»

Pour le jeune garçon, la lecture de cet article fut violente; «une attaque en embuscade». Elle modifia son regard sur le monde de manière définitive. Ce fut aussi le début d'une longue quête identitaire.

Djakarta

C'était en 1970. Barry, comme on l'appelait à l'époque, vivait à Jakarta depuis quatre ans. Il s'y était établi avec sa mère, Ann Dunham, et son beau-père, l'Indonésien Lolo Soetoro. Il avait appris à manger de la viande de chien (coriace), de la viande de serpent (encore plus coriace) et de la sauterelle grillée (croquante). Dans la cour, il y avait des cacatoès et des bébés crocodiles. Pour un enfant, c'était le paradis.

Mais Lolo avait changé. Il n'était plus l'étudiant enjoué et plein de projets qu'Ann avait connu à l'Université d'Hawaii. En fait, il ne lui parlait presque plus, comme s'il s'était replié, avec ses rêves, dans un recoin inaccessible de son coeur.

L'Indonésie venait de tomber sous la botte du général Suharto. La répression avait été brutale. Lolo en avait subi les conséquences. Il n'avait pas prévu rentrer si vite d'Hawaii. Comme tous les étudiants à l'étranger, il avait été rappelé au pays sans explication, son passeport confisqué. Il travaillait maintenant pour l'armée.

Un jour, Lolo finit par s'énerver des incessantes questions de sa femme: «La culpabilité est un luxe que seuls les étrangers peuvent se payer, lui dit-il. Comme de dire tout ce qui vous passe par la tête.»

Lolo avait raison, et Ann le savait. «Elle avait pris conscience, comme Lolo l'avait fait, de la distance abyssale qui séparait les chances offertes en partage à un Américain et celles offertes à un Indonésien. Elle savait de quel côté du partage elle voulait que soit son enfant. Elle décida que j'étais un Américain, et que ma vraie vie était ailleurs.»

À 10 ans, Barry quitta donc seul l'Indonésie pour aller vivre chez ses grands-parents, qui lui avaient décroché une place à Punahou, la meilleure école privée d'Hawaii.

Honolulu

Les larmes roulaient sur les joues de Barack Obama quand il a annoncé le décès de sa grand-mère, le 3 novembre dernier, à la veille de sa victoire présidentielle. Morte une journée trop tôt, «Toot» n'aura pas assisté au triomphe de son petit-fils.

C'est une tragédie que Madelyn Dunham aurait sans doute acceptée de bonne grâce. «La seule chose qui compte vraiment, Bar, c'est que vous, les petits, vous alliez bien», avait-elle l'habitude de lui dire.

«Toot», ou «Tutu», qui signifie grand-mère à Hawaii, était le socle de la famille, son principal pourvoyeur. Courageuse et pragmatique, elle avait trouvé un emploi à la banque quand sa fille, Ann, était tombée enceinte d'un étudiant africain à 18 ans et avait abandonné ses études pour s'occuper du bébé.

Le grand-père de Barack, Stanley Dunham, était tout le contraire de sa femme. Vendeur de meubles accablé par le poids des années et par les espoirs déçus, «Gramps» semblait tout droit sorti d'une pièce d'Arthur Miller. Il avait trimballé sa famille aux quatre coins de l'Amérique, pour finalement s'installer à Honolulu, en 1960.

«Il restera toujours ainsi, mon grand-père, toujours à la recherche d'un nouveau départ, d'un moyen de fuir la monotonie des habitudes», écrit Barack Obama.

Nouveau membre de l'Union, Hawaii représentait, aux yeux de Gramps, l'ultime frontière. Il était originaire du Kansas, au coeur du pays, «là où les convenances, l'endurance et l'esprit pionnier se combinaient au conformisme, à la suspicion et à un potentiel d'implacable cruauté». Là, aussi, où les Noirs devaient céder la place aux Blancs qu'ils croisaient sur le trottoir.

Un père absent

À Hawaii, il y avait l'étendue bleue du Pacifique, les falaises recouvertes de mousse, la fraîcheur des cascades. «Il y avait trop de races, avec un pouvoir interne trop diffus, pour imposer le système rigide de castes du continent.» Le mariage interracial, encore interdit dans la moitié des États, y était légal.

Bien que relativement progressistes, Toot et Gramps ne sautèrent pas de joie quand leur fille Ann leur présenta l'étudiant à la peau d'ébène qu'elle avait rencontré dans un cours de russe à l'Université d'Hawaii. Il venait du Kenya et s'appelait Barack Obama. Elle était enceinte de trois mois lorsqu'ils se marièrent à la sauvette.

Barack Hussein Obama naquit le 4 août 1961.

Il avait 2 ans à peine quand son père prit le chemin de Harvard afin de poursuivre des études en économie. La New School de New York lui avait offert une bourse plus généreuse, qui aurait permis à sa petite famille de le suivre. Mais pour Barack Obama, il n'en était pas question. «Comment pourrais-je refuser la meilleure éducation?» avait-il demandé à sa femme.

Barry ne revit qu'une seule fois son père, en 1971, quand il vint le visiter à Hawaii pour Noël. « Il était beaucoup plus mince que je ne m'y étais attendu. Les os de ses genoux pointaient sous son pantalon. »

La visite dura un mois. Un soir, Barry alluma la télé pour regarder le dessin animé Comment le Grinch a volé Noël. Quand son père lui ordonna d'éteindre pour faire ses devoirs, Toot tenta d'expliquer que les vacances étaient proches, que le dessin animé était très populaire. Mais le patriarche ne voulut rien entendre.

Le garçon s'enfuit dans sa chambre en claquant la porte. «Je me mis à compter les jours qui nous séparaient du départ de mon père, et du moment où tout redeviendrait normal.»

Devenir un Noir en Amérique

L'année suivante, en 1972, Ann se sépara de Lolo et rejoignit son fils à Hawaii. Elle entreprit une maîtrise en anthropologie. Pendant trois ans, elle vécut avec Barry et sa demi-soeur, Maya, dans un modeste appartement. Elle subvint à leurs besoins avec sa maigre bourse d'étudiant. Quand elle repartit en Indonésie pour faire du travail sur le terrain, Barry refusa de la suivre. Il retourna chez ses grands-parents.

C'était un adolescent tiraillé. «J'étais engagé dans une lutte intérieure animée. J'essayais de m'élever pour devenir un homme noir en Amérique, et au-delà du fait acquis de mon apparence, personne autour de moi ne semblait exactement savoir ce que cela signifiait.»

Un matin, Barry fut réveillé par une querelle dans la cuisine. Gramps refusait de reconduire Toot au travail. Le jeune homme comprit que sa grand-mère avait eu peur d'un mendiant, la veille, en attendant l'autobus.

Elle avait eu peur parce que le mendiant était noir. Pour Barry, cet aveu fut comme «un coup de poing dans l'estomac».

«Mes grands-parents avaient fait tant de sacrifices pour moi! Ils avaient mis tous leurs espoirs en ma réussite. Jamais ils ne m'avaient donné de raison de douter de leur amour; et je doutais qu'ils ne le fassent jamais. Et cependant, je savais que des hommes qui auraient facilement pu être mes frères étaient susceptibles malgré tout de leur inspirer leurs pires frayeurs.»

La peur de l'autre

À la fin de ses études secondaires, en 1979, Barack Obama fut admis à l'Occidental College de Los Angeles. Il y choisissait soigneusement ses amis : les militants noirs, les profs marxistes, les féministes structurelles. Tout en discutant néocolonialisme, ils fumaient de l'herbe, buvaient de l'alcool ou reniflaient une petite ligne de coke - quand ils pouvaient se la payer.

Malgré la défonce, il y avait toujours la peur. «Cette peur constante et rampante, de n'être chez moi nulle part, qui me faisait croire que, à moins d'esquiver, de dissimuler, de faire semblant d'être celui que je n'étais pas, je resterais pour toujours à l'extérieur, toujours soumis au jugement du reste du monde, noir et blanc.»

Barack Obama n'avait pas fini de tenter de réconcilier ses deux univers.




Investiture d'Obama
Le tout-terrain lunaire sera du défilé

20 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - La NASA participera au défilé en l'honneur de l'investiture du président Obama mardi en présentant son prototype du 4X4 lunaire et une nouvelle combinaison spatiale.

L'astronaute Mike Gernhardt conduira le véhicule électrique de la grosseur d'une camionnette tandis que son collègue Rex Walheim revêtira une combinaison de nouvelle génération.

Le 4 x 4 est entièrement pressurisé, équipé de couchettes et de toilettes.

Il a été conçu pour héberger deux astronautes pendant 14 jours.

Muni de six paires de roues, il est capable de se déplacer sur des terrains accidentés dans tous les sens, même latéralement, à la manière d'un crabe.

Le gouvernement de Georges Bush prévoyait un retour sur la Lune avant 2020 dans le cadre du programme Constellation, avec l'établissement de petites bases lunaires permanentes. Cette étape devait mener à l'exploration habitée de la planète Mars. La politique spatiale de l'administration Obama sera dévoilée dans les prochains mois.




Le Canada est appelé à tendre la main rapidement à Barack Obama

20 01 2009

( Par John Ward, La Presse Canadienne - OTTAWA )- Un groupe d'experts estime que le Canada doit tendre la main rapidement à la nouvelle administration Obama afin d'établir une solide relation avec les Etats-Unis.

Ce comité, coprésidé par un ancien ambassadeur aux Etats-Unis, Derek Burney, et le directeur de l'école des affaires internationales de l'Université Carleton, Fen Hampson, recommande au premier ministre Stephen Harper d'agir rapidement pour établir des liens avec les nouveaux venus à Washington.

La première visite de M. Obama à l'étranger à titre de chef d'Etat se déroulera à Ottawa. Selon M. Burney, cette rencontre donnera l'occasion de plaider en faveur d'un programme de discussions bilatérales régulières.

M. Hampson estime que le Canada doit persuader les Américains que le pays a beaucoup à offrir. Le Canada doit souligner l'ampleur de ses efforts en Afghanistan, de ses ressources énergétiques et des relations commerciales entre les deux pays.

Selon ces experts, il est important de cimenter une bonne relation aux plus hauts niveaux dès le début de la nouvelle administration, d'autant plus que M. Obama est présentement plus populaire au Canada que dans son propre pays.

"L'entrée en fonction du premier président afro-américain représente un symbole extrêmement fort et une grande page de l'histoire américaine, a déclaré Stephen Harper, lundi, à Halifax. Cela dit, personne ne se fait d'illusions sur les défis majeurs auxquels fait face le président Obama."

M. Hampson pense que la première rencontre entre MM. Harper et Obama ne doit pas se concentrer sur les irritants entre les deux pays. Les deux hommes doivent plutôt saisir l'occasion de discuter des solutions possibles aux défis qui se posent.

Le comité a donné une copie de son rapport au premier ministre et il lui en a présenté les recommandations.

"Si nous ne prenons pas l'initiative, si nous ne faisons pas de suggestions dans des secteurs de coopération avec les Etats-Unis, nous pourrions être pris par surprise par des décisions qui vont à l'encontre des intérêts du Canada", a soutenu M. Burney.

Par ailleurs, l'ambassadeur du Canada aux Etats-Unis, Michael Wilson, a soutenu, lundi, que le Canada allait tenter rapidement de convaincre Barack Obama de l'importance de la relation commerciale entre les deux pays et faire pression contre toutes mesures protectionnistes contraires à l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

L'ALENA a été fréquemment attaqué au cours des primaires démocrates américaines comme étant un facteur de nuisance à la création d'emplois aux Etats-Unis et M. Wilson a affirmé que promouvoir une relation commerciale encore plus forte avec les Etats-Unis sera une priorité pour le Canada.




Des milliers de personnes convergent vers le Capitole

20 01 2009

( Agence France Presse - WASHINGTON ) - Des milliers de personnes convergeaient mardi dès l'aube vers le Capitole à Washington dans une ambiance festive, pour assister à la cérémonie d'investiture du président élu américain Barack Obama.

Dès 04H00 (09H00 GMT) le centre ville de la capitale était en pleine effervescence. Les cafés, les supermarchés, sont ouverts, remplis d'Américains et de touristes prenant des forces avant d'aller braver le vent glacial qui souffle dans les rues.

La cérémonie d'investiture ne commencera qu'à 10H00 (15H00 GMT), mais des milliers de personnes ont préféré se diriger vers le Capitole, berceau de la démocratie américaine, aux aurores pour tenter de trouver une bonne place, sous la surveillance étroite des forces de l'ordre, présentes à chaque coin de rue, ou presque.

Un groupe de jeunes a tout prévu: des cartons pour s'assoir et s'isoler du sol gelé, un réchaud, des oeufs, du bacon pour le petit déjeuner. "Il faut bien, on sait qu'on va attendre plusieurs heures dans le froid", explique Reinoit Vantuyll, un Suisse de 26 ans, à Washington pour raisons professionnelles.

A 04H15 (09H00 GMT), à la station de métro Friendship Heights, au nord-ouest de la ville, l'ouverture des portes avait provoqué les cris de joie des lève-tôt, jeunes pour la plupart, qui se dirigeaient dans une atmosphère festive vers les rames, certains portant écussons ou bonnets à l'effigie d'Obama.

Quelques familles, portant des couvertures sous le bras, se joignaient à eux.

Près de Pennsylvania Avenue, où doit se dérouler le défilé d'investiture, une famille du Maryland (est) sirote un café. Et s'arme de patience devant la perspective d'attendre plusieurs heures dans le froid. "Nous nous sommes levés à 03H30 mais ça valait vraiment le coup", dit Mary Lloyd, accompagnée de sa mère et de ses trois filles.

"C'est excitant. Je pense que c'est l'Histoire qui en train de se faire. On veut juste être là pour faire la fête", ajoute-t-elle.

Couvertures sous le bras, deux étudiants passent en trombe. Objectif: trouver une bonne place avant la ruée. "On est debout depuis 03H00. On a amené le kit de survie: doudoune, gants, bonnet, couverture", explique tout en montrant son attirail Thomas Elliot Iddou, un Français. Son ami, Victor Adeniran est Américain, il est venu spécialement de Houston (Texas, sud) "pour voir ce qui va se passer de (ses) propres yeux".

Inconditionnel de Barack Obama, il estime que "les gens attendent trop de lui". "Ce n'est qu'on homme, développe-t-il. Il a quatre ans" pour remettre le pays sur les rails.




Assermentation d'Obama
La planète retient son souffle

20 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Barack Obama deviendra, vers midi heure de l'Est, le 44e président des États-Unis et le premier Noir à être président de ce pays.

M. Obama prêtera serment sur les marches du Capitole à Washington où on attend près de 2 millions de personnes. C'est la foule la plus importante jamais enregistrée lors de l'investiture d'un président américain.

Après sa prestation de serment, Barack Obama défilera jusqu'à la Maison-Blanche, un parcours de presque 3 kilomètres, entouré de mesures de sécurité sans précédent.

En soirée, le nouveau président participera à une dizaine de bals officiels.

Lundi soir, Barack Obama a rendu hommage à son rival républicain John McCain, qu'il a battu lors de l'élection de novembre, en le qualifiant de héros.

Barack Obama prend aujourd'hui les rênes d'un pays qui traverse une crise économique et qui est en guerre contre l'Irak et l'Afghanistan.

Le monde tout entier retient son souffle dans l'espoir que le président Obama réussira à surmonter tous les défis malgré leur ampleur.

Vous pouvez suivre, en direct et en différé, les diverses cérémonies tout au long de la journée, ainsi que le discours d'investiture de Barack Obama, sur toutes les plateformes de Radio-Canada.




Obama sur le Blogue-Média

20 01 2009

( Marcel Charland - Blogue-Média ) - En cette journée historique à Washington où le premier président noir, Barack Obama, prêtera serment à midi devant le Capitole, ( sur la même bible sur laquelle son mentor, Abraham Lincoln, avait posé le même geste en 1861 ), inaugurant une nouvelle ère à la Maison-Blanche et éventuellement dans le monde, toutes les nouvelles du Blogue-Média seront exclsuivement réservées aux événements qui se dérouleront ce mardi dans la Capitale américaine.




44e président des Etats-Unis
Obama assermenté ce midi

20 01 2009

( La Presse Canadienne ) - WASHINGTON -- Dans quelques heures à peine, Barack Obama deviendra le 44e président des États-Unis. La cérémonie d'assermentation prendra les formes d'un véritable rituel où les traditions et l'héritage des présidents passés seront largement repris et respectés.

Fidèle au 20e amendement, c'est à midi, que Barack Obama prêtera serment en reprenant les mots que George Washington avait prononcés en 1789, jurant de remplir fidèlement ses fonctions de président et de sauvegarder, protéger et défendre la Consitution des États-Unis.

Cette déclaration sera faite devant le juge John Roberts. M.Obama posera alors la main gauche sur la bible utilisée par le président Abraham Lincoln lors de sa première investiture, en 1861.

Le nouveau président livrera ensuite un discours d'investiture présentant les grands thèmes de son mandat et accompagnera son prédécesseur George W. Bush vers un hélicoptère qui le conduira en banlieue de Washington, où il retrouvera son statut de simple citoyen.

Après un copieux repas réunissant famille, chef du parlement, juges de la cour suprême et membres du gouvernement, Barack Obama prendra part à un défilé devant une foule qui pourrait être de 3 millions de personnes. Finalement, la soirée se terminera par une dizaine de bals officiels où le président et la nouvelle première dame feront quelques apparitions.




Un président et ses modèles

20 01 2009

( Jean-Simon Gagné - Le Soleil ) - (Québec) - À tort ou à raison, Barack Obama est souvent associé à trois grands présidents de l'histoire des États-Unis : Abraham Lincoln, Franklyn D. Roosevelt et John F. Kennedy. Il n'a rien fait pour atténuer les comparaisons, en jouant sur les similitudes et en multipliant les clins d'oeil historiques. Au risque de se faire rappeler que la marche est encore très haute et que l'histoire ne se répète jamais.

Abraham Lincoln, 16e président, républicain (1861-1865)

Le contexte

Le 16e président doit composer avec la pire crise intérieure de l'histoire des États-Unis. En 1861, 11 États esclavagistes du Sud font sécession, provoquant une guerre civile qui fera plus de 600 000 morts.

La feuille de route

Comme Obama, Lincoln est issu d'un milieu modeste. À peine élu au Congrès américain, il s'opposera lui aussi à une guerre au départ très populaire, en l'occurrence celle avec le Mexique, preuve d'un indéniable courage politique. Devenu président, Lincoln s'imposera comme le sauveur de l'unité nationale, malgré une guerre civile atroce. Mais par-dessus tout, il reste «Le grand émancipateur», celui qui signera la proclamation libérant tous les esclaves du territoire américain. Autodidacte, Lincoln rédige lui-même ses discours, dont plusieurs sont demeurés des classiques. Reconnu pour sa sagesse et sa franchise, plutôt que pour sa beauté, Lincoln aimait à dire : «Je ne suis pas un visage à deux faces. D'ailleurs, si j'avais deux faces, croyez-vous que j'aurais choisi celle que vous voyez aujourd'hui?»

Franklyn D. Roosevelt, 32e président, démocrate (1933-1945)

Le contexte

La présidence de Roosevelt commence au moment le plus sombre de la pire crise économique du XXe siècle.

La feuille de route

Issu de la bourgeoisie, Roosevelt mène la vie un peu oisive des gens riches et célèbres jusqu'à ce que la polio le confine à un fauteuil roulant. Devenu président, il rompt avec la traditionnelle politique de laisser-faire économique. Alors que le système bancaire s'est effondré et que le chômage atteint 25 %, il propose aux Américains un New Deal, qui combine à la fois des grands travaux publics, un train de protections sociales de même qu'une réforme en profondeur des systèmes bancaire et économique. Sur la scène internationale, il engage résolument les États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale. La présidence de Roosevelt marque le point culminant de la popularité des États-Unis à travers le monde.

John F. Kennedy, 35e président, démocrate (1961-1963)

Le contexte

Le début des années 60 marque une période de grande exubérance. Mais les tensions entre les États-Unis et l'Union soviétique atteignent aussi leur paroxysme.

La feuille de route

Le charismatique John F. Kennedy devient le premier catholique pratiquant élu à la présidence. Son élection marque aussi l'arrivée aux affaires d'une nouvelle génération, plus instruite et plus idéaliste, les «Kennedy Boys». Même si l'administration Kennedy adoptera peu de grandes réformes avant l'assassinat du président, en 1963, elle reste associée à la conquête «d'une nouvelle frontière». En gros, il s'agissait d'investir dans l'éducation, de fournir l'assurance maladie aux gens âgés, de mettre fin à la discrimination raciale et d'envoyer un Américain sur la Lune. Relativement jeune (43 ans), Kennedy impose un style décontracté, jusque-là associé aux vedettes de cinéma. À des reporters qui se moquaient de la richesse de sa famille, il avait répondu : «Mon père vient tout juste de m'expédier un message qui disait : "Mon cher fils, n'achète surtout pas un vote de plus que ce dont tu as besoin." « Je serais très fâché de payer pour un raz-de-marée électoral.»

Barack Obama, 44e président, démocrate (2009-)

Les emprunts à Lincoln

Allergique aux béni-oui-oui, Lincoln s'était entouré de personnalités fortes. Dans un essai célèbre - dont Barack Obama aurait fait son livre de chevet -, l'historien Doris Kearns Goodwin parle même «d'une équipe de rivaux». Lincoln avait nommé son grand adversaire républicain, William Seward, au poste de secrétaire d'État? Obama fait exactement la même chose, en nommant Hillary Clinton au secrétariat d'État. Détail supplémentaire : au moment de leur nomination, Seward et Clinton occupaient tous les deux le poste de sénateur de l'État de New York.

Les emprunts à Roosevelt

Les parallèles entre la situation désespérée dont avait hérité le président Roosevelt et celle qui attend Obama ne manquent pas. Aussi, il n'est peut-être pas si étonnant de constater qu'Obama emprunte à Roosevelt la volonté d'inaugurer une ère économique nouvelle, rompant avec le laisser-faire et la déréglementation. L'hebdomadaire Time a même parlé d'un nouveau New Deal.

Les emprunts à Kennedy

Obama a été parfois surnommé le «Kennedy noir». Il est vrai qu'il n'est pas beaucoup plus âgé que John F. Kennedy, lors de son élection. De plus, le charisme d'Obama renvoie à ce qu'on a appelé «la mystique des Kennedy», en particulier lorsqu'il parle de renouveler le rêve américain. «Je n'ai jamais connu un président qui m'ait inspiré comme mon père inspirait (les autres)», a expliqué Caroline Kennedy, la fille de l'ancien président. «Je crois que j'ai trouvé l'homme (Barack Obama) qui pourrait être ce président tant attendu (...).»




Journée historique à Washington

20 01 2009

( Jessica Nadeau - Le Journal de Montréal ) - Le grand jour est enfin arrivé pour Barack Obama, qui sera assermenté aujourd'hui sous le regard attentif et plein d'espoir du monde entier.

Alors que l'on attendait plus de deux millions de personnes pour l'arrivée du premier président noir et pour son discours d'investiture ce midi, en direct du Capitole à Washington, la capitale prenait hier des allures de ville fortifiée.

Sur le plan de la sécurité, c'est du jamais vu pour un tel événement avec plus de 12 500 militaires et des milliers de policiers en place prêts à tirer des missiles air-sol et à parer une attaque chimique ou biologique.

Hier, un immense filet de sécurité est tombé sur le centre-ville alors qu'un périmètre de 3 kilomètres carrés a été bouclé autour du National Mall et de la Maison-Blanche.

Sur des kilomètres, des barrières antiémeute ont été érigées en prévision du défilé d'investiture qui longera l'avenue Pennsylvania du Capitole jusqu'à la Maison-Blanche, d'où Barack Obama pourra regarder le cortège d'un poste d'observation à l'épreuve des balles.

Sa voiture de même que la tribune où il prononcera son discours si attendu sont également protégées par des vitres à l'épreuve des balles.

Alors que les admirateurs du 44e président continuaient d'affluer à Washington pour participer à ce moment qualifié d'historique, la capitale a été pratiquement coupée du sud du pays la nuit dernière avec la fermeture des ponts traversant le Potomac.

Dans une mesure de sécurité exceptionnelle, il a été décidé que seuls les piétons auraient accès aux ponts aujourd'hui.

DE MARTIN LUTHER KING À OBAMA

À la veille de son investiture, le premier président noir des États-Unis a rendu hommage à Martin Luther King, qui lui a ouvert la voie il y a près d'un demi-siècle.

«Aujourd'hui, nous célébrons la vie d'un pasteur qui, voici plus de 45 ans, s'est dressé sur le National Mall dans l'ombre de Lincoln et qui a partagé son rêve pour notre nation», a-t-il déclaré.

«Demain [aujourd'hui], nous reviendrons ensemble, comme un peuple uni, sur le même National Mall où le rêve du docteur King continue de résonner. Ce faisant, nous comprenons qu'ici, en Amérique, nos destins sont inextricablement liés. Nous comprenons que nous devons avancer ensemble.»

Il a profité de cette journée fériée en hommage à Martin Luther King pour inciter ses concitoyens au bénévolat en jouant les peintres dans un centre pour jeunes en difficulté de Washington.

Plus tôt, il avait quitté sa résidence provisoire de Blair House en face de la Maison-Blanche afin de se rendre à l'hôpital Walter Reed de Washington pour une visite privée aux soldats blessés en Irak et en Afghanistan.

La nouvelle administration a voulu souligner à sa façon l'héroïsme du commandant de US Airways Chesley Sullenberger, qui a réussi à sauver tous les passagers dans un amerrissage d'urgence sur le fleuve Hudson, jeudi dernier. Le héros du «miracle du fleuve Hudson» a été inscrit sur la liste d'honneur des cérémonies d'investiture.




Discours inaugural: des mots qui restent. . . plus ou moins

20 01 2009

( Jean-Simon Gagné - Le Soleil ) - (Québec) - Tous les présidents rêvent de prononcer des paroles immortelles dans leur discours inaugural. Des mots que réciteront un jour les écoliers américains. Mais sur le chemin de l'histoire, il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus. Petite histoire de grands départs.

En 1932, au plus fort de la Grande Crise, le président nouvellement élu, Franklin D. Roosevelt, affirme : «La seule chose dont nous devons avoir peur, c'est la peur elle-même». En 1961, au premier jour de sa présidence, John F. Kennedy y va de la désormais célèbre exhortation : «Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays».Mais tous les discours inauguraux ne passent pas à l'histoire. Loin de là. La plupart distillent plutôt un ennui mortel. Qui se souvient de cette phrase de Richard Nixon, en 1969 : «Ceux qui sont endormis ne font jamais le rêve américain».

Et que dire du discours soporifique prononcé par Warren G. Harding, en 1921, le premier qui fut diffusé par des haut-parleurs? On raconte que l'assistance en vint à regretter l'invention du microphone.

Certains discours inauguraux gagnent à être oubliés. En 1857, James Buchanan invite ses concitoyens à cesser de dramatiser l'esclavage. «Il serait souhaitable pour le pays que l'esprit du public délaisse cette question pour se concentrer sur des choses plus urgentes et plus importantes», déclare le président. Quatre ans plus tard, c'est précisément la question de l'esclavage qui déclenche la guerre civile, un conflit qui dévaste le pays et provoque la mort de plus de 600 000 personnes.

Le maître du discours inaugural demeure sans conteste Abraham Lincoln. Tout ce qu'a dit le «Grand émancipateur» en 1861 et en 1865 a été abondamment étudié, cité et même plagié par les présidents qui lui ont succédé. Au soir de son élection, le 4 novembre 2008, Barack Obama a lui aussi cité un passage de saint Lincoln. «Nous ne sommes pas des ennemis, mais des amis... Et si la passion a pu mettre notre amitié à l'épreuve, elle ne doit jamais briser nos liens d'affection.»

Un froid de... canaris

Avant 1933, les discours inauguraux sont prononcés le 4 mars plutôt que le 20 janvier. Ce qui ne signifie pas que la température soit plus clémente. En 1873, une centaine de canaris, qui doivent symboliser la prospérité à venir, meurent de froid dans leur cage en attendant le discours d'Ulysses S. Grant. Dans son livre Democracy's Big Day, l'historien Jim Bendat raconte qu'il faisait si froid à Washington ce jour-là que le champagne gelait dans les coupes des invités.

En janvier 1985, une vague de froid force les autorités à annuler la parade qui doit suivre le second discours inaugural de Ronald Reagan. En 1961, la veille du discours de John F. Kennedy, une importante chute de neige menace de tout gâcher. Il faut mobiliser en catastrophe du personnel pour déneiger les abords de la Maison-Blanche. Le matin du discours, le directeur de cabinet du président doit répéter la chose suivante à son personnel, chaque fois que la sonnerie du téléphone retentit : «Ne répondez surtout pas. C'est probablement Kennedy qui veut nous demander d'aller pelleter».

Beau temps, mauvais temps, les présidents prononcent leur discours en plein air, depuis 1829. À leurs risques et périls. En mars 1841, William Henry Harrison veut démontrer qu'il est encore bien vigoureux malgré ses 68 ans. Il insiste pour livrer un discours de deux heures en veston, les cheveux au vent, malgré un temps glacial. Ce jour-là, le nouveau président attrape un vilain rhume, qui dégénère bientôt en pneumonie. Il meurt un mois plus tard.

Mince consolation, son discours de quelque 8000 mots reste encore à ce jour le plus long de l'histoire...

Un peu d'aide

Difficile à croire, mais la Constitution américaine n'impose pas de discours inaugural. Le président pourrait se contenter de prêter serment. C'est George Washington qui a instauré la tradition en prononçant un discours devant le Congrès après son assermentation, en 1789.

Depuis, le discours constitue un passage obligé, même si peu de présidents le rédigent eux-mêmes. Jimmy Carter, qui insiste pour tout composer seul, en 1977, apparaît comme un oiseau rare.

Évidemment, certains discours se révèlent plus coriaces que d'autres. La légende veut que John F. Kennedy se soit permis le luxe de relire son discours dans son bain, en fumant un cigare. À l'opposé, James Garfield en termine la rédaction à 2h30 la nuit précédant son assermentation.

Même chose pour Bill Clinton, dont le premier discours inaugural est complété aux petites heures du matin, le 20 janvier 1993.

«(...) Notre équipe réunie au grand complet a planché toute la nuit, écrit le porte-parole de Clinton, George Stephanopoulos, dans ses mémoires. Clinton était galvanisé par l'angoisse et l'adrénaline, mais nous commencions à flancher. Al Gore (le vice-président) lui-même luttait sur son fauteuil pour rester éveillé, et toutes les cinq minutes, son menton plongeait vers sa poitrine. Il sursautait avant de se rendormir, comme nous aurions tous dû le faire, à 4h30 du matin, le plus grand jour de notre vie.»

Reste que le discours inaugural marque le début d'un apprentissage parfois cocasse des réalités de la Maison-Blanche. Bill Clinton fut stupéfait de constater que le téléphone du bureau ovale ne fonctionnait pas, le jour de son assermentation.

Et que dire de John F. Kennedy, qui voulait débuter sa présidence en se faisant un feu dans la cheminée du bureau ovale. Le nouveau président enfuma tout un étage de la Maison-Blanche avant de se rendre compte qu'il s'agissait d'une cheminée décorative.




Le monde impatient d'une nouvelle ère Obama

20 01 2009

( Agence France-Presse - Paris ) - La presse internationale témoignait lundi soir d'une «Obamania», faite d'impatiences et d'espoirs dans le nouveau président américain, qui prête serment mardi à Washington, tandis que plusieurs dirigeants souhaitaient qu'il aide le monde à sortir de la crise actuelle.

Toutefois, à quelques heures de la prise de fonctions de Barack Obama, soutenu par la plupart des gouvernements étrangers et l'opinion publique, selon les derniers sondages, de nombreux dirigeants et commentateurs mettaient en garde contre des attentes «irréalistes» concernant sa présidence.

Les images du président américain élu ont fait la Une lundi de la plupart de la presse écrite et des télévisions du monde entier, le grand quotidien espagnol El Pais titrant, sous une photo de M. Obama avec son épouse Michelle: «le rève américain arrive au pouvoir».

Pour sa part, le chef du gouvernement espagnol, Jose Luis Zapatero a déclaré que «l'effet Obama» pourrait écourter la récession économique globale, si la nouvelle administration américaine «génère la confiance».

En Italie, les sites internet des grands quotidiens saluaient également lundi soir l'avénement d'une nouvelle ère à Washington. «Obama, une popularité au firmament» estime La Repubblica (gauche), en précisant que «la journée d'investiture coûtera 170 millions de dollars».

Quant au Corriere della Sera, il considère que l'investiture d'Obama est «un événement médiatique qui exalte l'esprit américain».

La Chancellière allemande Angela Merkel espère pouvoir travailler plus étroitement avec Barack Obama, a déclaré l'un de ses porte-parole Ulrich Wilhelm.

Le nouveau président américain est attendu en avril en Europe pour un sommet international sur la crise économique et une réunion de l'Otan.

D'ores et déjà, à Londres, le Premier ministre britannique Gordon Brown a estimé que la situation au Moyen Orient devait être la priorité de M. Obama en matière de politique étrangère, avec le changement climatique et la lutte contre la pauvreté.

L'espoir que la nouvelle administration de Washington resserre ses liens avec le reste du monde, est partagé par 67% des personnes interrogées, selon un sondage réalisé dans 17 pays pour le service mondial de la radio BBC, seuls deux de ces 17 pays, le Japon et la Russie, ne dépassant pas les 50%.

Interrogées sur le retrait des troupes américaines d'Irak, la lutte contre le réchauffement climatique ou la paix entre Israéliens et Palestiniens, les personnes sondées au Ghana sont les plus positives avec 87% d'opinions favorables, suivies de l'Italie (79%), l'Allemagne et l'Espagne (78%) et la France (76%).

Viennent ensuite le Mexique et le Nigeria (74%), tandis que d'autres sondages au Canada indiquent 80% de soutien à M. Obama. Le nouveau locataire de la Maison Blanche devrait effectuer l'une de ses premières visites en février dans ce pays, un voyage qualifié de «merveilleux geste pour rétablir les fortes relations américano-canadiennes», selon le Premier ministre Stephen Harper.

Pour autant, M. Harper a estimé qu'il ne fallait pas se bercer d'illusions, «tant sont grands les défis à relever par le président Obama», ajoutant que ce dernier devrait se concentrer sur les problèmes économiques.

Même son de cloche à Berlin, où Mme Merkel a averti, dès la semaine dernière qu'il pourrait y avoir «une discussion très sérieuse» avec Washington, s'il y avait une aide à l'industrie automobile américaine que l'Europe considèrerait «inéquitable».

Pour sa part, le Premier ministre russe Vladimir Poutine a exprimé son scepticisme samedi dernier, lors d'une visite à Berlin. «Je suis profondément convaincu que les plus grandes déceptions naissent de grands espoirs», a-t-il dit.

Lundi à Moscou, le ministre adjoint des Affaires étrangères, Sergei Ryabkov a estimé que la Russie attendait la nouvelle administration américaine avec «un optimisme mesuré», compte tenu des récentes déclarations de M. Obama et de la Secrétaire d'Etat désignée Hillary Clinton.

Enfin, le quotidien sud-africain The Times s'en est pris au président sortant George W Bush, considérant que «le Monde va dire au revoir à un homme qui a été décrit comme l'un des pires présidents américains».




Le jour J pour Obama

20 01 2009

( Claude Lévesque - Le Devoir ) - À partir de ce midi, les États-Unis seront dirigés par le premier président noir de leur histoire, après la prestation de serment de Barack Obama sur les marches du Capitole, dans une capitale américaine prise d'assaut par les admirateurs et les curieux.

Pour vivre cet événement historique en personne, deux millions de citoyens et de touristes, peut-être davantage, devraient s'entasser le long de Pennsylvania Avenue ou dans le Mall, l'immense parc qui s'étend de l'édifice du Capitole jusqu'au monument érigé à la mémoire d'Abraham Lincoln, le président qui a permis l'émancipation des esclaves noirs, cent ans avant la naissance d'Obama.

Le 44e président, considéré comme un orateur de grand talent, prononcera ensuite son discours d'investiture, qui a toutes les chances de passer à l'histoire.

Après un déjeuner officiel, il franchira la distance de 1,9 kilomètre qui sépare le Capitole de la Maison-Blanche, accompagné de plusieurs fanfares militaires. La tradition veut qu'il descende de sa limousine et fasse une partie du trajet à pied.

Les événements d'aujourd'hui représentent l'apothéose d'une enfilade de cérémonies et de réjouissances qui tiennent Washington en ébullition depuis plusieurs jours, nécessitant le déploiement d'un dispositif de sécurité sans précédent.

Selon ses proches conseillers, le discours inaugural de Barack Obama pourrait bien contenir, dans un contexte différent, marqué par le début d'une grave crise économique, quelques phrases rappelant l'allocution prononcée en 1961 par John F. Kennedy, qui avait alors lancé: «Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays.»

Rahm Emanuel, le chef de cabinet du nouveau président, a en effet prédit sur les ondes de la chaîne NBC que son patron allait faire appel au «sens des responsabilités» du peuple américain et de ses dirigeants.

S'il faut en croire l'entourage de Barack Obama, ce dernier fera allusion à d'autres crises vécues dans le passé par les États-Unis et aux gestes alors faits par les présidents concernés. Outre Kennedy, Obama aurait étudié attentivement les discours inauguraux de Ronald Reagan, Franklin D. Roosevelt et Abraham Lincoln, entre autres.

Barack Obama devra relever plusieurs défis, dont le ralentissement économique consécutif à l'effondrement du système financier américain, les guerres en Irak et en Afghanistan, le Proche-Orient, le réchauffement planétaire et une menace terroriste obsédante, qui ne s'est toutefois pas matérialisée en sol américain depuis le 11 septembre 2001. À ces problèmes s'en ajoutent d'autres, plus prosaïques, comme un système de santé inabordable pour une multitude d'Américains.

Malgré la tâche herculéenne qui l'attend, Barack Obama suscite toujours d'immenses d'attentes de la part de ses concitoyens. D'après un sondage publié dimanche par le New York Times et le réseau de télévision CBS, 79 % d'entre eux se disent optimistes pour les quatre prochaines années, un niveau de confiance rarement atteint par un nouveau président.

Les Américains seraient même prêts à faire preuve de patience à son endroit, la majorité des répondants à ce sondage disant ne pas s'attendre à des progrès importants dans trois dossiers majeurs (l'économie, la santé et la guerre en Irak) d'ici deux ans.

Arrivé dans la capitale samedi à bord d'un train spécial, Barack Obama a participé hier aux activités de la journée d'hommage à Martin Luther King, le leader du mouvement des droits civiques assassiné en 1968, une journée consacrée aussi au bénévolat dans les organismes de bienfaisance.

Ce jour férié a pris un tour particulier cette année, étant donné que M. Obama a déjà oeuvré dans l'action communautaire dans son fief de Chicago. Le nouveau président a rendu visite hier à des blessés à l'hôpital militaire Walter Reed, dans la banlieue de Washington. Cet établissement avait défrayé la chronique pour les conditions de logement déplorables des malades.

En jean et bras de chemise, Barack Obama a ensuite repeint un mur dans un foyer pour adolescents sans abri, accompagné par le fils du pasteur assassiné et suivi par une foule de journalistes et de badauds.

Dans un communiqué, il a rendu hommage à Martin Luther King, en promettant que son investiture permettrait de «renouveler la promesse» du rêve américain. «Demain, nous nous rassemblerons et ne ferons qu'un, sur l'esplanade où le rêve de King continue de résonner», a-t-il indiqué. Selon un sondage CNN/Opinion Research publié hier, 69 % des Noirs américains considèrent que le «rêve» d'égalité entre les races de Martin Luther King est devenu réalité.

En soirée, Barack Obama et son épouse, Michelle, devaient faire acte de présence à trois dîners donnés en hommage, respectivement, à Colin Powell, le premier Noir à avoir dirigé la diplomatie américaine, au candidat républicain à la présidentielle du 4 novembre, John McCain, et au vice-président élu, Joseph Biden. Un programme moins chargé que ce soir, alors que le couple présidentiel pourrait faire les honneurs d'une bonne dizaine de réceptions.

Dimanche, le président avait assisté avec sa famille à un concert gratuit réunissant plusieurs grandes vedettes et qui avait attiré environ 400 000 spectateurs venus de tous les coins des États-Unis et aussi de l'étranger.

Une foule sans précédent est attendue pour assister aux cérémonies d'investiture. Certains observateurs ont avancé le chiffre de quatre millions, alors que Washington ne compte que 600 000 résidants. Il serait plus réaliste de diviser le chiffre par deux, mais cela n'empêche pas de prévoir des records.

Exceptionnellement, les ponts traversant le fleuve Potomac sont fermés à la circulation automobile. Plus de 8000 policiers ont été déployés dans la ville et s'y ajoutent près de 12 000 soldats de l'armée régulière ou de la Garde nationale, dont certains n'exerceront que des fonctions protocolaires.

Barack Obama circule dans la capitale à bord d'une voiture blindée. La tribune d'où il prononcera son discours d'investiture est protégée par des vitres à l'épreuve des balles, de même que les gradins devant la Maison-Blanche d'où il regardera passer le défilé.

( Avec Reuters, l'Agence France-Presse et Associated Press )




D-Day pour Obama et des millions d'Américains

20 01 2009

( Europe 1.fr - Paris ) - Barack Obama prête serment ce mardi en tant que 44e président des Etats-Unis. Cette journée marque l'aboutissement de son parcours exceptionnel vers la Maison-Blanche, entamé en février 2007 dans l'Illinois, lorsque le jeune sénateur quasi-inconnu du grand public avait annoncé sa candidature à la présidentielle. Des centaines de milliers de personnes ont déjà convergé à Washington pour cette cérémonie d'investiture historique qui marquera l'arrivée à la Maison-Blanche du premier président noir américain et tournera la page des huit années de George W. Bush à la tête du pays.

Barack Obama s'apprête à entrer dans l'Histoire. A midi à Washington, 18 heures à Paris, une main sur la bible d'Abraham Lincoln, son modèle en politique, il prêtera serment en prononçant ces mots : "Je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis". Et, succédant aux deux mandats (2001-2009) de George W. Bush, il deviendra le 44e président des Etats-Unis. Cette journée marque l'aboutissement du parcours exceptionnel de Barack Obama vers la Maison-Blanche, entamé en février 2007 dans l'Illinois, lorsque le jeune sénateur quasi-inconnu du grand public avait annoncé sa candidature à la présidentielle.

Prenant les rênes d'un pays aux prises avec deux guerres en Irak et en Afghanistan, et à une crise économique majeure, il prononcera ensuite un discours d'investiture que les observateurs attendent bref mais marquant, à la hauteur de ses talents d'orateur. Le nouveau président des Etats-Unis participera ensuite avec sa femme Michelle et de ses deux fillettes, Malia et Sasha, au déjeuner d'investiture, avec près de 200 invités. Au menu : ragoût de crustacés et faisan farci. A 14H30 (19H30 GMT) se tiendra un moment très attendu des cérémonies : le défilé accompagnant, au son des fanfares de tout le pays, Barack Obama à sa nouvelle résidence, un parcours long de 2,7 km entre le Capitole à la Maison-Blanche. La fin de journée se terminera sur quelques pas de danse : Barack Obama participera aux dix bals officiels prévus dans la capitale. Avec comme invitée spéciale, la star du R'N'B Beyoncé Knowles, qui a déjà annoncé qu'elle chanterait pour le président et son épouse.

Comme son élection le 4 novembre dernier, qui avait suscité un enthousiasme planétaire, l'investiture de Barack Obama devrait être suivie aux quatre coins du monde. Frémissant d'impatience, la ville habituellement calme de Washington a commencé dès lundi soir à fêter l'événement grâce aux dizaines de milliers d'Américains qui ont envahi la capitale fédérale. Dans les rues animées malgré le froid, la police a commencé à boucler le coeur de la ville où une foule record de 2 millions de personnes pourrait se presser pour l'investiture. Des réservistes de la Garde nationale ont déjà pris position pour la plus grande opération de sécurité jamais mise en place pour une telle occasion, mobilisant 12.500 militaires et des milliers de policiers. L'armée survolera la ville, sillonnera le Potomac, se tiendra prête à tirer des missiles sol-air et parera au risque d'attentat chimique ou biologique.




Michelle Obama, l'autre symbole

20 01 2009

( La Presse ) - (New York) - Elle compte parmi ses ancêtres des esclaves de la Caroline-du-Sud, d'où son grand-père paternel est parti afin de participer à une des plus grandes migrations de l'histoire américaine, celle des Noirs du sud des États-Unis vers les centres urbains du Nord et du Midwest.

Née dans une famille pauvre de Chicago, une ville où une ségrégation raciale de fait a longtemps sévi, diplômée de deux des meilleures universités américaines - Princeton et Harvard -, elle incarne elle-même les souffrances et les triomphes de l'Amérique noire.

Aussi, cet après-midi, lorsqu'elle franchira le seuil de la Maison-Blanche à titre de première dame des États-Unis, plusieurs Américains y verront un symbole encore plus fort que l'investiture présidentielle de son mari, un métis dont l'histoire familiale n'a pas été marquée par l'esclavage ou la ségrégation. Ils y trouveront aussi un sujet de conversation moins frivole que la tenue vestimentaire de cette femme grande et svelte qui a célébré samedi son 45e anniversaire de naissance.

«Michelle Obama personnifie une histoire partagée par des millions de citoyens mais ignorée par les grands médias», dit Liza Mundy, auteure d'une biographie qui paraîtra au Québec le 20 février sous le titre Michelle Obama, First Lady.

«Plusieurs personnes, et tout particulièrement les femmes noires, s'identifient à elle, ajoute Mme Mundy, qui est également journaliste au Washington Post. À leurs yeux, les Afro-Américaines ont souffert d'une double discrimination, en tant que femmes et en tant que citoyennes noires. Il est donc important pour ces personnes de voir cette femme forte, respectée et appréciée de son mari, entrant à la Maison-Blanche à la tête d'une famille afro-américaine intacte, et tout aussi important que le reste du pays la voie.»

Pour ambitieuse qu'elle fut durant sa jeunesse studieuse, Michelle LaVaughn Robinson ne s'attendait certes pas à devenir un symbole en épousant Barack Obama le 3 octobre 1992. Même si son amoureux ne se gênait pas pour annoncer ses ambitions présidentielles à ses proches, elle refusait d'y croire, allant même un jour jusqu'à affirmer que la politique était une «perte de temps».

L'ironie veut que Michelle Obama ait aidé son mari à faire ses premiers pas en politique en le présentant à des personnalités clés de la communauté noire de Chicago, y compris Valerie Jarrett, une des femmes les plus influentes de la ville dont elle fit connaissance à l'époque où elle travaillait à la mairie.

Mme Jarrett, qui présida notamment la commission de financement de la campagne d'Obama pour son élection au Sénat en 2004, occupera un poste de conseillère au sein de la Maison-Blanche.

Reste à savoir quel rôle Michelle Obama voudra bien elle-même jouer au 1600, Pennsylvania Avenue, sa nouvelle adresse. Au début de la campagne présidentielle de son mari, elle est devenue la cible préférée de plusieurs commentateurs conservateurs, qui n'appréciaient pas certains de ses discours.

«Elle leur a certainement donné des munitions, dit Liza Mundy, sa biographe, au cours d'un entretien téléphonique. Dans les longs discours qu'elle a prononcés durant les primaires, elle parlait souvent d'un pays divisé où il y a encore plusieurs personnes qui sont sans espoir, sans perspectives d'avenir. Elle avait une vision très sombre de l'Amérique. Il serait intéressant de voir si elle a changé d'avis maintenant que son mari a gagné l'élection.»

Il serait cependant étonnant que Michelle Obama aborde des sujets trop controversés au cours du premier mandat de son mari. Elle a déjà écrit que son «premier métier», même en tant que première dame, «restera d'être maman» de ses deux filles, Malia, 10 ans, et Sasha, 7 ans.

On est loin de l'avocate formée à Harvard qui a notamment occupé un poste de vice-présidente à l'Hôpital universitaire de Chicago. On est loin aussi de la femme à l'humour incisif qui ne se gênait pas pour se moquer de son mari au début de sa campagne présidentielle. Tout se passe comme si Michelle Obama avait décidé de se cantonner dans un rôle de première dame assez conventionnel.

«Michelle a hâte de continuer à travailler dans les domaines qui lui tiennent à coeur : soutenir les familles de militaires, aider les femmes qui cherchent à conjuguer travail et vie de famille, et encourager le bénévolat», pouvait-on lire récemment sur le site internet de l'équipe de transition de son mari.

Mais celle qui deviendra demain l'autre visage de la présidence américaine réserve peut-être des surprises au public.

«Il sera intéressant de voir si elle persistera à présenter une version incomplète de sa personnalité en public ou si elle se permettra de relaxer et d'être elle-même en public, dit Liza Mundy. Je pense que la plupart des gens espèrent qu'elle se permettra un peu plus de spontanéité.»




Michelle Obama, l'autre symbole

20 01 2009

( La Presse ) - (New York) - Elle compte parmi ses ancêtres des esclaves de la Caroline-du-Sud, d'où son grand-père paternel est parti afin de participer à une des plus grandes migrations de l'histoire américaine, celle des Noirs du sud des États-Unis vers les centres urbains du Nord et du Midwest.

Née dans une famille pauvre de Chicago, une ville où une ségrégation raciale de fait a longtemps sévi, diplômée de deux des meilleures universités américaines - Princeton et Harvard -, elle incarne elle-même les souffrances et les triomphes de l'Amérique noire.

Aussi, cet après-midi, lorsqu'elle franchira le seuil de la Maison-Blanche à titre de première dame des États-Unis, plusieurs Américains y verront un symbole encore plus fort que l'investiture présidentielle de son mari, un métis dont l'histoire familiale n'a pas été marquée par l'esclavage ou la ségrégation. Ils y trouveront aussi un sujet de conversation moins frivole que la tenue vestimentaire de cette femme grande et svelte qui a célébré samedi son 45e anniversaire de naissance.

«Michelle Obama personnifie une histoire partagée par des millions de citoyens mais ignorée par les grands médias», dit Liza Mundy, auteure d'une biographie qui paraîtra au Québec le 20 février sous le titre Michelle Obama, First Lady.

«Plusieurs personnes, et tout particulièrement les femmes noires, s'identifient à elle, ajoute Mme Mundy, qui est également journaliste au Washington Post. À leurs yeux, les Afro-Américaines ont souffert d'une double discrimination, en tant que femmes et en tant que citoyennes noires. Il est donc important pour ces personnes de voir cette femme forte, respectée et appréciée de son mari, entrant à la Maison-Blanche à la tête d'une famille afro-américaine intacte, et tout aussi important que le reste du pays la voie.»

Pour ambitieuse qu'elle fut durant sa jeunesse studieuse, Michelle LaVaughn Robinson ne s'attendait certes pas à devenir un symbole en épousant Barack Obama le 3 octobre 1992. Même si son amoureux ne se gênait pas pour annoncer ses ambitions présidentielles à ses proches, elle refusait d'y croire, allant même un jour jusqu'à affirmer que la politique était une «perte de temps».

L'ironie veut que Michelle Obama ait aidé son mari à faire ses premiers pas en politique en le présentant à des personnalités clés de la communauté noire de Chicago, y compris Valerie Jarrett, une des femmes les plus influentes de la ville dont elle fit connaissance à l'époque où elle travaillait à la mairie.

Mme Jarrett, qui présida notamment la commission de financement de la campagne d'Obama pour son élection au Sénat en 2004, occupera un poste de conseillère au sein de la Maison-Blanche.

Reste à savoir quel rôle Michelle Obama voudra bien elle-même jouer au 1600, Pennsylvania Avenue, sa nouvelle adresse. Au début de la campagne présidentielle de son mari, elle est devenue la cible préférée de plusieurs commentateurs conservateurs, qui n'appréciaient pas certains de ses discours.

«Elle leur a certainement donné des munitions, dit Liza Mundy, sa biographe, au cours d'un entretien téléphonique. Dans les longs discours qu'elle a prononcés durant les primaires, elle parlait souvent d'un pays divisé où il y a encore plusieurs personnes qui sont sans espoir, sans perspectives d'avenir. Elle avait une vision très sombre de l'Amérique. Il serait intéressant de voir si elle a changé d'avis maintenant que son mari a gagné l'élection.»

Il serait cependant étonnant que Michelle Obama aborde des sujets trop controversés au cours du premier mandat de son mari. Elle a déjà écrit que son «premier métier», même en tant que première dame, «restera d'être maman» de ses deux filles, Malia, 10 ans, et Sasha, 7 ans.

On est loin de l'avocate formée à Harvard qui a notamment occupé un poste de vice-présidente à l'Hôpital universitaire de Chicago. On est loin aussi de la femme à l'humour incisif qui ne se gênait pas pour se moquer de son mari au début de sa campagne présidentielle. Tout se passe comme si Michelle Obama avait décidé de se cantonner dans un rôle de première dame assez conventionnel.

«Michelle a hâte de continuer à travailler dans les domaines qui lui tiennent à coeur : soutenir les familles de militaires, aider les femmes qui cherchent à conjuguer travail et vie de famille, et encourager le bénévolat», pouvait-on lire récemment sur le site internet de l'équipe de transition de son mari.

Mais celle qui deviendra demain l'autre visage de la présidence américaine réserve peut-être des surprises au public.

«Il sera intéressant de voir si elle persistera à présenter une version incomplète de sa personnalité en public ou si elle se permettra de relaxer et d'être elle-même en public, dit Liza Mundy. Je pense que la plupart des gens espèrent qu'elle se permettra un peu plus de spontanéité.»




Le sacre de Barack Obama

20 01 2009

( Jean-Simon Gagné - Le Soleil ) - (Québec) - Si Barack Obama avait envisagé une entrée en matière modeste, alors c'est raté. Crise économique ou pas, les festivités qui marquent son arrivée à la Maison-Blanche s'annoncent comme les plus coûteuses de l'histoire. La facture devrait largement dépasser les 150 millions $, fracassant le record établi lors de la seconde inauguration de George W. Bush, en 2005. Avec le recul, les 126 millions $ consacrés aux fêtes, cette année-là, constituaient peut-être une aubaine?

Pour l'instant, le chiffre qui fait couler le plus d'encre, à Washington, n'est pas celui du déficit budgétaire. Plutôt le nombre de personnes qui assisteront à la cérémonie d'assermentation, ce midi. Une note des services secrets prédit une foule se situant entre 1,5 et 2 millions de personnes. CNN en a rajouté, en évoquant le chiffre de 2,5 millions. D'autres ont avancé les chiffres fantaisistes de trois ou quatre millions de personnes.Allez savoir. À Washington, il y a longtemps que les autorités n'osent plus évaluer les foules. Selon The Wall Street Journal, cette prudence remonte à la Million Man March, une manifestation organisée en 1995. À l'époque, la police avait estimé la foule à «seulement» 400 000 personnes, ce qui avait provoqué la fureur des organisateurs. L'affaire avait bien failli se terminer en cour. Au point que le Congrès aurait ordonné à la police des parcs de Washington de ne plus jamais se remettre les doigts dans ce genre de tordeur.

Chose certaine, compte tenu de l'Obamanie actuelle, le nombre de manifestants venus dénoncer le nouveau président ne devrait pas être très élevé. Rien à voir avec janvier 2001, lorsque 20 000 manifestants étaient venus contester l'élection douteuse de George W. Bush en scandant «Hail to the Thief» (Salut au voleur). Encore moins avec 1973, alors que les 60 000 protestataires qui conspuaient Richard Nixon étaient plus nombreux que les citoyens venus écouter ce dernier. Près du monument Lincoln, une immense banderole avait été déployée : «S'il est malade, aidez-le; mais d'abord, écartez-le du trône.»

Toujours la même histoire

Faut-il le rappeler? Depuis des semaines, les médias contribuent un peu, beaucoup, à la fébrilité ambiante. La plupart ont classé l'assermentation de Barack Obama parmi les grands «moments historiques» avant même qu'elle ait eu lieu! Difficile de trouver un seul animateur qui ne parle pas d'une «page d'histoire». Lundi, la chaîne de télévision CNN proclamait : «Plus que 24 heures avant que l'histoire ne s'écrive.»

Au début, l'organisation de Barack Obama participait à la surenchère. Ceux qui faisaient un don de cinq dollars ou plus à la caisse électorale du président couraient même la chance de gagner des billets pour assister à l'inauguration. «Votre billet d'entrée pour l'histoire», disait pompeusement la réclame. Mais depuis quelques jours, l'entourage du président semble craindre la gueule de bois qui pourrait suivre les festivités.

Dimanche, le secrétaire de presse de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, a même tenté de calmer les espoirs que soulève Barack Obama. Il a rappelé, sur les ondes de Fox News, que la récession ne disparaîtra pas de sitôt. En vain. Qui voulait entendre ce pisse-vinaigre, alors que résonnait dehors la musique des Bruce Springsteen, Bono et Stevie Wonder? Qui voulait écouter cet oiseau de malheur, alors qu'une ancienne voiture de Barack Obama a été mise aux enchères pour plus de 100 000 $?

De Rosa à Obama

Il semble que l'administration Obama ait longuement réfléchi avant de se décider à faire les choses en grand. Peut-être a-t-elle constaté que les présidents ayant renoncé au faste des cérémonies n'ont pas toujours eu bonne presse, de toute façon? En 1937, le président Franklyn D. Roosevelt avait fait annuler les bals, compte tenu des temps difficiles. Mais plusieurs commentateurs avaient refusé d'y voir une économie salutaire. On chuchotait plutôt que le président s'était seulement trouvé un prétexte pour annuler une série d'événements qui l'ennuyaient profondément.

Cette année, les Obamaniaques font valoir qu'il y en a pour toutes les bourses. Y compris lors de la cérémonie d'assermentation. Sans oublier un bal ouvert à tous les citoyens, le Neighborhood Inaugural Ball. Évidemment, vous serez rassurés d'apprendre que les millionnaires n'ont pas été oubliés, puisqu'ils pourront toujours se rabattre sur la petite sauterie de la Creative Coalition, dont les laissez-passer coûtent la bagatelle de 10 000 $ par couple. À ce prix-là, on vous garantit un tour de chant d'Elvis Costello et de Sting, sans avoir la vue obstruée par une colonne ou par une machine à café. Big deal.

Blague à part, l'assermentation de Barack Obama constitue une occasion de mesurer l'incroyable chemin parcouru par les Noirs américains. En particulier depuis ce jour de décembre 1955, au cours duquel une dame nommée Rosa Parks a osé s'asseoir sur un siège d'autobus réservé aux Blancs, en Alabama. Sans oublier les marches de Martin Luther King en faveur des droits civiques. Une maxime résume poétiquement ce demi-siècle d'avancées humaines. «Rosa Parks s'est assise pour que Martin Luther King marche, de manière à ce qu'un jour Barack Obama puisse gagner la course».

Sans vouloir jouer les rabat-joie, il n'est pas superflu de conclure en rappelant que d'autres présidents ont été assermentés dans un enthousiasme délirant. En novembre 1964, le démocrate Lyndon B. Johnson avait été élu avec un programme pour le moins ambitieux. Il était question d'abolir la pauvreté, d'en finir avec le racisme et même de vaincre le cancer. En janvier 1965, son assermentation avait rassemblé une foule record de 1,5 million de personnes. Quelques jours auparavant, le président s'était même exclamé, les larmes aux yeux : «Nous vivons la période la plus remplie d'espérance depuis la naissance du Christ, à Bethléem.»




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

20 01 2009

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le mardi 20 janvier 2009

Aujourd'hui:

Faible neige intermittente cessant ce matin. Nuageux avec percées de soleil par la suite et 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Maximum moins 9.

Ce soir et cette nuit:

Passages nuageux. 40 pour cent de probabilité d'averses de neige ce soir. Minimum moins 22.

Mercredi:

Ensoleillé avec passages nuageux. Ennuagement graduel tard le matin avec faible neige intermittente débutant en après-midi. Vents devenant d'ouest à 20 km/h avec rafales à 40 tard le matin. Maximum moins 15.

Jeudi:

Neige intermittente. Minimum moins 16. Maximum moins 8.

Vendredi:

Neige. Minimum moins 22. Maximum moins 12.

Samedi:

Ensoleillé. Minimum moins 19. Maximum moins 17.